jeudi 18 septembre 2008

Nous sommes en guerre....

Retrait des troupes d'Afghanistan!


Quelques semaines après l’arrivée des nouvelles troupes françaises déployées en Afghanistan sur des objectifs militaires, dix soldats français sont tombés et d’autres sont blessés. A mesure que les combats s’amplifient, les bavures se multiplient : les opérations et les bombardements de l’OTAN causent de centaines de victimes civiles, aggravant chaque jour le ressentiment des populations. Le bilan de l’occupation militaire décidée par le Conseil de sécurité en 2001 et assumée aujourd’hui par l’Otan est dramatique. Le pays s’enfonce dans le bourbier de la guerre, de la corruption, de la misère et du trafic de drogue. L’insécurité s’est développée. La brutalité de l’occupation, les multiples bavures renforcent les taliban. Les aides internationales promises, quand elles se concrétisent, ne parviennent que rarement aux populations et participent à la corruption généralisée, tandis que d’énormes moyens sont dilapidés dans la guerre et la destruction. Et Sarkozy vient de décider l’envoi de nouveaux renforts.

Il est clair que l’occupation de l’Afghanistan par les troupes de l’OTAN ne vise pas la défense de la démocratie ou du droit des femmes. Elle est au service des visées impérialistes des grandes puissances, à l’opposé de ce qui permettrait une politique internationale fondée sur la solidarité, la coopération des peuples et le respect des droits du peuple afghan.

En s’alignant sur la politique des USA, Sarkozy se fait leur auxiliaire pour faire de l’Union européenne un simple « pilier européen » de l’Otan, source de tensions et de conflits, de guerres comme en Georgie au prix de nouvelles dépenses militaires au détriment des immenses besoins sociaux.

Il n’y a que la mobilisation de tous qui peut mettre fin aux aventures militaires contre les peuples, pour la domination des multinationales et des fonds d’investissement.

Samedi 20 Septembre: Rassemblement à Lille, à 14h 30, Place de la République

A l’appel du collectif d’organisations dont le PCF, la FSU, le MRAP, le CSP59, le Collectif Afrique, la LDH, la Coordination Communiste, le MJCF, le NPA, l’UEC, le Mouvement de la Paix, l’UJFP, les Alternatifs…


lundi 15 septembre 2008

Du MEDEF à l'Elysée........


ça ne peut plus durer !

Les Français font de l’augmentation du pouvoir d’achat la grande question de cette rentrée. Tous, à part les bénéficiaires des cadeaux du Président, se trouvent en difficulté.

Pour la première fois, les Français voient bien qu’ils vivront moins bien que leurs parents. Les fins de mois sont compliquées à boucler, beaucoup se sont privés sur les vacances et s’interrogent sur la simple possibilité d’élever dignement leurs enfants. De fait, un nombre toujours plus grand de ménages est plongé en situation de réelle pauvreté. La précarité et le temps partiel imposés principalement aux femmes explosent. 10% des Françaises et des Français vivent avec 845 euros par mois en moyenne !

C’est un scandale dans un pays aussi riche et développé que le nôtre.

C’est possible de faire autrement !

En dix ans, les profits sont passés du quart au tiers du Produit Intérieur Brut (la richesse créée). Et, en contrepartie, le pouvoir d’achat populaire a baissé d’autant !

Le capital s’enrichit au détriment des salaires et s’investit de plus en plus dans la financiarisation et la spéculation. Les profits du CAC 40 explosent et les revenus des grands patrons sont faramineux. La fortune de Bernard Arnault est de 17,6 milliards d’euros, elle a doublé en 10 ans. Chaque année, 65 milliards de subventions ou d’exonérations fiscales sont distribuées aux entreprises sans aucune évaluation de leur utilité sociale.

Le pouvoir d’achat, c’est la condition pour relancer l’économie !

Certains experts affirment que la hausse du pouvoir d’achat risque de relancer la hausse des prix ! De qui se moque t-on ? Les salaires, les retraites stagnent depuis de longues années et les prix ne cessent de monter. Au contraire, une hausse du pouvoir d’achat, ce serait bon pour relancer l’économie, pour équilibrer les comptes de la sécu, pour s’attaquer en grand au chômage. C’est ce que reconnaissent un nombre grandissant d’organismes officiels comme l’OCDE.

Alors, ensemble, faisons-nous entendre du gouvernement et du MEDEF.

Site national du PCF

jeudi 11 septembre 2008

Conseil Municipal : Le PCF pour aller au bout des enjeux

Aujourd'hui, s'est tenu le Conseil Municipal. Françoise CARLIER, Isabelle CARRE et Marc DELGRANGE étaient dans le public pour soutenir Martine BERTHOULOUX. Avant l'examen des délibérations techniques, deux sujets ont dominé les débats initiaux : les suppressions de postes dans les écoles et la fermeture du centre social des Genêts. A l'exception de la droite qui soutient la politique de N.Sarkozy, chacun y est allé de ses regrets des fermetures de classes comme du désengagement de la CAF. Rares cependant furent les interventions qui, comme celle de Martine (voir ci dessous) sont allés jusqu'au bout de la logique, en liant suppressions de postes et privatisation des services publics (comme celle annoncée de la poste), ou en ne se contentant pas de fustiger les méthodes (effectivement scandaleuses) de la CAF de Roubaix, mais en posant la question de la baisse des financement des CAF par l'état. C'est cette voix que nous avons la responsabilité de porter au Conseil.

Enfin, dans les débats, Gérard CAUDRON a fait part d'inquiétudes que nous partageons sur le futur financement des associations de prévention par le Conseil Général. Sujet à suivre.

Intervention de Martine Berthouloux

Certains d’entre vous le savent déjà car la presse, ayant repéré l’information sur le blog de la section PCF, s’en est faite l’écho, j’ai avisé Monsieur le Maire que je poursuivrai dorénavant ma tâche d’élue comme « non inscrite ».

J’ai pris cette décision conjointement avec les militants de la section de Villeneuve d’Ascq du Parti Communiste car il nous a semblé que la situation d’aujourd’hui appelle que les approches politiques se fassent dans la clarté.

Le projet politique qui est le nôtre est de construire, avec les villeneuvois, une véritable alternative au monde écrasé par le libéralisme que nous subissons aujourd’hui.

Cette perspective ne nous éloigne pas des réalités quotidiennes de la ville. Les conséquences de ces politiques se mesurent au concret et cette rentrée nous en fournit bien des exemples. Permettez moi d’évoquer 3 dossiers d’actualité qui particulièrement choquants.

→ Les hausses en tous genres, combinées aux blocages, quand ce n’est pas diminution, des salaires les plus modestes, au développement de la précarité et du chômage, rendent cette période insupportable à de nombreuses familles. Dans ces hausses, les militants communistes ont été amenés, avant l’été, à se mobiliser auprès des locataires de la résidence victimes d’une évolution insupportable des loyers. Nul doute hélas que cette situation ne restera pas isolée tant la politique du logement social est aujourd’hui malmenée au profit de la spéculation foncière et immobilière.

→ La destruction des services publics, en attendant d’autres vagues de privatisation comme celle de la poste, se manifeste notamment par les suppressions de postes d’enseignants. Nous avons suivi et appuyé les luttes menées par les parents et enseignants de l’école Bossuet pour empêcher une fermeture. En vain semble t il : à cette rentrée, dans cette école qui fait un travail remarquable avec les élèves du Pont de Bois, les effectifs passeront en moyenne à 26 élèves par classe et 3 classes seront à « double niveau ». J’aurais aimé que nous formalisions par un vote notre rejet des suppressions de postes, surtout lorsque, comme c’est le cas, ils ont comme conséquence l’augmentation des effectifs par classe.

→ Enfin, chacun est informé à présent de la mise à mort du Centre Social des Genets. La CAF choisit, à l’évidence de se désengager de ce pan de ses responsabilité, ce qui inquiète aussi pour les autres centres sociaux. Mais, derrière la CAF, c’est la question de l’insuffisance des moyens provenant de l’état et des cotisations patronales pour financer l’aide sociale qui est posée. L’état refuse d’assumer les conséquences de sa casse sociale et tous les prétextes lui sont bons pour diminuer ses financements. J’apporte le total soutien du PCF aux personnels, bénévoles et usagers de ce centre social, et, pour avoir participé, dans le mandat précédent, à plusieurs réunions sur ce dossier, je peux faire part aussi du caractère injustifié de la position de la CAF.

Je remplirai ma fonction d’élue en rappelant en permanence qu’au-delà de la nécessaire gestion, il convient de tout faire pour aider les villeneuvois, de plus en plus nombreux à être pressurisés, et dont la vie est insupportable. J’essaierai d’apporter ma contribution à tout ce qui va dans le sens de trouver des solutions. Cette fonction d’élue se développera dans le même temps que mon rôle de militante communiste, directement auprès de la population, avec mes camarades de la section du PCF et tous ceux qui veulent clairement mener la bataille de résistance et de construction d’une autre logique politique, rompant radicalement avec celle de l’écrasement de l’humain par le profit.


mercredi 10 septembre 2008

Refusons la privatisation de la Poste !


Signez la pétition en ligne contre la privatisation de la poste!

Je m’oppose à la privatisation de la poste

Je me prononce pour un service public postal moderne et rénové qui réponde aux besoins de la population, sur l’ensemble du territoire

Je demande l’organisation d’un débat public national sur l’avenir du service public postal

Pétition de la CGT "TOUCHE PAS A MA POSTE"


vendredi 5 septembre 2008

Rencontre avec Gérard Caudron

A notre demande, Martine, Jean-Claude et moi-même, avons rencontré Gérard Caudron, maire de Villeneuve d'Ascq , d'une part, pour évoquer la décision prise par Martine, en accord avec la Section, de quitter, au Conseil municipal, le groupe des socialistes et apparentés, et d'autre part, pour clarifier les relations de notre Parti avec le groupe majoritaire EPVA ( Ensemble pour Villeneuve d'Ascq).

En effet, la situation politique, tant locale que nationale, nous incite à retrouver une indépendance, qui constitue, à nos yeux, le préalable indispensable à la reconstruction politique d'une sensibilité communiste dans la ville.

Cette autonomie politique nous permettra de redéfinir les interventions de notre représentante et de les rendre plus cohérentes vis à vis des activités de notre Section.

Ainsi, nous pensons que les dossiers d'urgence sociale, comme l'augmentation des loyers à la Résidence, les difficultés du Centre Social d'Annapes, les fermetures de classes et les suppressions de postes d'enseignants et de personnels, font partie désormais, des priorités politiques de notre élue et de la Section.

D'un point de vue pratique, nous avons demandé à Gérard Caudron une expression de notre sensibilité dans la Tribune et des moyens matériels, bureau, ordinateur et presse, pour faire partager, chaque mois, nos orientations politiques.

Le maire a pris acte de nos décisions et a répondu favorablement à nos demandes matérielles.

Nous avons également abordé avec lui les dossiers évoqués plus haut ( logement, école, centre social). Nous avons souhaité un engagement plus ferme de l'équipe municipale sur ces questions que nous estimons prioritaires.

D'ailleurs, celles-ci devraient être abordées par Martine lors du Conseil municipal du jeudi 11 Septembre

Dominique Lecomte



mercredi 3 septembre 2008

Géorgie, une analyse différente...

Quelle est la part de responsabilité des États-Unis dans le déclenchement du conflit en Géorgie ? Le politologue Jean Radvanyi en est convaincu, Tbilissi n'aurait pas envahi l'Ossétie du Sud sans le feu vert de Washington.

Dans leur obsession à poursuivre l'encerclement de la Russie, les Américains n'ont-ils pas poussé la Géorgie à la faute ? Jean Radvanyi, professeur à l'Inalco (Institut national des langues et civilisations orientales), historien et géopoliticien du Caucase, nous livre ses clés du conflit.

Vu de France, l'enjeu de cette guerre a d'abord paru microscopique. Certains ont même décrit l'Ossétie du Sud comme une enclave mafieuse créée par les services secrets de Poutine. Qu'en pensez-vous ?
Ça n'aide pas à comprendre la situation. Il est trop facile d'accuser les Russes. L'Ossétie du Sud et l'Abkhazie constituent des zones d'ombre, des trous noirs, avec des activités criminelles propres à leur situation : ce sont des territoires sécessionnistes, que l'Etat auquel ils sont censés appartenir ne contrôle pas. Lieu de passage, l'Ossétie du Sud a été un grand marché de contrebande pour tout le Caucase Sud dont ont largement profité Ossètes, Arméniens, Turcs et Russes, mais aussi Géorgiens, surtout sous la présidence de Chevardnadze, entre 1993 et 2003.

Et sous l'ère soviétique ?
C'était une région plutôt calme. Le statut d'autonomie de l'Ossétie du Sud au sein de la République socialiste de Géorgie, une autonomie très partielle, plus culturelle que politique, fonctionnait bien sous le contrôle de Moscou. Les Ossètes du Sud sont des chrétiens orthodoxes, il y avait beaucoup de familles mixtes. L'ossète est une langue persane, le géorgien une langue caucasienne, mais la plupart des Ossètes du Sud parlent géorgien. Il y avait une grande proximité culturelle, religieuse, familiale. C'est l'exacerbation du nationalisme géorgien qui a tout fait dérailler.

A quel moment ?
A partir de 1990, sous la première présidence de la Géorgie indépendante, celle de Zviad Gamsakhourdia. Cet ancien dissident soviétique a énoncé des positions nationalistes très fortes : les minorités devaient se plier à la volonté de Tbilissi, réapprendre le géorgien, devenir orthodoxes pour celles qui ne l'étaient pas, ou alors partir. Dès 1989, Gamsakhourdia avait organisé des marches musclées sur la capitale de l'Ossétie du Sud, Tskhinvali, avec des autocars remplis de nationalistes. Moscou a évidemment attisé les peurs. Les Ossètes ont alors déclaré leur indépendance. En décembre 1990, Gamsakhourdia a dissous cette région autonome créée par Staline et envoyé l'armée pour reprendre son contrôle.
“Les Géorgiens ne conçoivent les populations
de leur territoire que comme redevables,
ce sont leurs ‘hôtes’.”

Comment expliquer cette poussée nationaliste ?
C'est fréquent lorsque les empires s'écroulent et cela s'était déjà produit à la fin de l'empire tsariste, en 1920, lors de la première indépendance géorgienne. Il s'agit d'un nationalisme très intégrateur : les Géorgiens ne conçoivent les populations de leur territoire que comme redevables, ce sont leurs « hôtes ». Or un tiers de la population n'est pas géorgienne, mais abkhaze, ossète, arménienne ou azérie. Les Occidentaux n'ont pas voulu voir ce problème, sauf les Grecs, parce qu'une importante communauté grecque de Géorgie a été poussée à l'exil. Quant aux Ossètes du Sud, certains Géorgiens continuent d'affirmer, contre toute vérité historique, qu'ils ont été déplacés du nord par les Russes au XIXe siècle ou par Staline pour affaiblir la Géorgie. La chaîne du Caucase est haute, certes, il y a des cols très élevés, mais les peuples les ont toujours franchis pour s'implanter de part et d'autre !

Le président géorgien Saakachvili se lance dans l'invasion de l'Ossétie du Sud durant cette nuit du 7 au 8 août. Pourquoi ?
En profitant de la trêve olympique, avec son armée formée par les conseillers américains, il pense reprendre le contrôle de l'Ossétie sans que les Russes bougent. C'est une attaque massive, nocturne, sanglante. Les Géorgiens ont même attaqué la base des Casques bleus - russe, certes, mais force d'interposition avec une légitimité internationale reconnue. Or les conseillers américains de Saakachvili savaient évidemment ce qu'il préparait. S'ils l'ont laissé faire, c'est qu'ils pensaient que les Russes ne réagiraient pas. C'est une nouvelle erreur stratégique fondamentale des conservateurs américains. Car les Russes ne pouvaient pas ne pas réagir !

Pourquoi ?
Relisez le politologue américain Brzezinski : « il faut réduire l'influence russe ». Cette idéologie de l'après-guerre froide repose sur l'idée qu'une seule superpuissance peut redessiner la carte géopolitique du monde. Et cela fait vingt ans que, profitant de la faiblesse momentanée de la Russie, les Américains avancent des pions, élargissent l'Otan jusqu'aux Etats baltes et font maintenant pression sur les Européens pour inclure l'Ukraine et la Géorgie dans cette alliance militaire, et ainsi fermer la mer Noire, une des principales voies d'accès du commerce extérieur russe. Mais comment voulez-vous que les Russes ne réagissent pas !

Les Américains ne s'y attendaient vraiment pas ?
Les Russes les avaient prévenus : nous ne sommes plus faibles ! Le discours de Vladimir Poutine à Munich, c'était un avertissement : nous avons des intérêts dans cette région, et il n'y a pas de raison que vous fassiez autour de nos frontières des choses que vous n'accepteriez pas que nous fassions autour des vôtres.

“Les Géorgiens sont devenus les pions des Américains dans la région.
Saakachvili a reçu beaucoup d'équipements.”


C'est comparable à ce qu'avaient fait les Russes à Cuba à l'époque de Khrouchtchev ?
En tout cas, cela fait partie de cette géopolitique de la pression : on place des pions, on fait des coups. Et malheureusement, les Géorgiens se sont prêtés à ce jeu et sont devenus les pions des Américains dans la région. Saakachvili a reçu beaucoup d'équipements, son armée était en formation, mais ses meilleurs soldats étaient en Irak, les Américains les ont d'ailleurs rapatriés d'urgence avec leurs propres avions.

Pourquoi les Géorgiens se sont-ils laissé entraîner de manière aussi massive en Irak ?

Saakachvili voulait à tout prix montrer qu'il était l'allié le plus fidèle des Etats-Unis, il l'a répété dans un excellent anglais à longueur d'antenne, pour pouvoir entrer au plus vite dans l'Otan. Ce qu'ont refusé l'Allemagne et la France pour ne pas pousser à bout les Russes.

On n'entend plus beaucoup l'opposition géorgienne...
Les Géorgiens ont élu leurs trois présidents successifs, Gamsakhourdia, Chevardnadze, Saakachvili à des majorités écrasantes. Et ça a toujours mal tourné. Il ne faut pas oublier que la Géorgie à été le seul pays de l'ex-URSS qui a connu une véritable guerre civile, due à la politique aventureuse et nationaliste folle de Gamsakhourdia. Ils n'ont pas eu besoin des Russes pour s'entredéchirer. Une bonne partie des élites géorgiennes a fui, s'est exilée. Beaucoup de peintres et de cinéastes vivent aujourd'hui à l'étranger. Cet exode massif a d'abord été celui des plus jeunes, des plus actifs et des plus connus. On a cru un moment que Saakachvili, élu pour la première fois en 2004, allait renverser ce mouvement en essayant de faire revenir des jeunes formés dans des universités étrangères, mais c'était fragile, partiel, et ses dernières initiatives ne vont pas renforcer le courant.

“Il faudrait d'abord que les Géorgiens
arrêtent de se raconter des histoires.
Ils ont de leur Histoire une lecture très mythifiée.”

L'échec de Saakachvili menace-t-il son pouvoir ?
Pas dans l'immédiat. Il existe une presse libre et diversifiée, mais Saakachvili a muselé la télévision. Et puis, les exilés manquent. J'étais en novembre 2007 à Tbilissi lors des manifestations de l'opposition. Ce qui m'a frappé, c'était leur très faible niveau politique, une sorte de forum incohérent sans programme ni personnalités. Les élites font défaut pour redresser ce pays.

Quelle serait la solution pour la Géorgie ?
Il faudrait d'abord que les Géorgiens arrêtent de se raconter des histoires. Ils ont de leur Histoire une lecture très mythifiée. Ils n'aiment pas qu'on leur rappelle que ce sont des princes géorgiens qui ont fait appel aux Russes à la fin du XVIIIe siècle pour conforter leur pouvoir et que beaucoup se sont accommodés de cette tutelle. Il faut espérer - peut-être cette crise accélérera-t-elle une prise de conscience - qu'il y aura un vrai débat sur la réalité de la Géorgie, sa population, ses minorités, son rapport au nationalisme.
La Géorgie doit aussi comprendre que l'intégration dans l'Otan n'est pas forcément la solution pour elle, qu'elle ne peut faire partie d'une alliance militaire contre son grand voisin. En poussant les Géorgiens dans cette idée, les Américains les ont menés dans une impasse. Il n'y a que l'Union européenne qui puisse garantir à la Géorgie de rester indépendante à la fois des Russes et des Américains, de discuter dans un autre contexte de son intégrité territoriale et de panser ses plaies.

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Propos recueillis par Vincent Remy

Télérama n° 3058

A lire
De Jean Radvanyi : “La Nouvelle Russie”,éd. Armand Colin, 2007, 464 pages, 34 EUR.
“Les Etats postsoviétiques” (sous la direction de), éd. Armand Colin, 2004, 240 pages, 23 EUR.

mardi 2 septembre 2008

Assemblée générale du Centre social d'Annapes

Isabelle Carre et moi-même, avons participé, hier soir, à l'Assemblée Générale des adhérents du Centre Social des Genêts.

La situation est de plus en plus préoccupante.

Développant avec une mauvaise foi démontrée par de nombreuses interventions, de nouveaux prétextes, la Caisse d'Allocations Familiales (CAF), a récemment confirmé par écrit sa volonté de mettre fin à son financement à dater du 1er Octobre, ce qui signerait l'arrêt de la structure.

Le fond du problème est évidemment une politique nationale de désengagement de la CAF des Centres Sociaux: l'Etat ne veut plus assumer les conséquences de sa politique économique de développement de la pauvreté.C'est à dire, qu' après celui des Genêts, ce sont tous les Centres Sociaux qui sont
, à terme, menacés.

La demande de la municipalité d'accorder un moratoire sera examinée par le Conseil d'Administration de la CAF ce vendredi 5 Septembre.Dans le meilleur des cas, cela signifierait donc un délai d'un an.

S'il semble difficile d'organiser une mobilisation de la population d'ici le 5, il faut envisager de le faire le plus rapidement possible, soit pour contester une réponse négative, soit pour anticiper la décision définitive de l'an prochain.

La Section Communiste de Villeneuve d'Ascq est prête à y prendre toute sa place. Elle sera déjà présente le 20 Septembre pour les "Gêneteries", mini festival des assoc du Centre Social, qui devrait avoir une tonalité combative. Nous y reviendrons.

Marc Delgrange


Brigade anti- vieux 2