dimanche 28 septembre 2008

Marche pour les salaires: 10 000 personnes!


Marche pour les salaires : "la Bourse plonge, le peuple éponge"

Aux cris de "la Bourse plonge, le peuple éponge", plusieurs milliers de personnes ont participé ce samedi à Paris à une marche du siège du Medef à l’Elysée pour réclamer une augmentation des salaires.
Rassemblement également à Marseille.

Une dizaine de manifestants poussant des caddies contenant au total 100.000 pétitions ont ouvert le défilé organisé par le Parti communiste.

"Face au discours de Nicolas Sarkozy sur la crise financière, nous allons prononcer un mot que personne ne prononce, le mot salaires", a déclaré la secrétaire nationale du PCF, Marie-George Buffet, pour qui il s’agit, plutôt que d’alléger les cotisations des entreprises, de "redistribuer la valeur ajoutée vers les salaires au lieu de la laisser partir vers la spéculation".

Pierre Laurent, autre membre de la direction, a expliqué que cette manifestation était un premier "signal" invitant les Français à "repartir à l’offensive". "La crise montre qu’il y a des liquidités énormes sur les marchés. Et qu’est-ce que dit Sarkozy ? Qu’on va mettre de l’argent public pour soutenir les banques".

Le PCF, comme les principales organisations syndicales, estime que face à la crise, l’argent doit au contraire "revenir vers les salaires, les pensions et le développement durable."

"N’importe quoi"

Pour Marie-George Buffet, le président de la République dit "un peu n’importe quoi" lorsqu’il s’engage à garantir les placements des Français car "les règles existent déjà et les choses sont déjà en place."

En réponse au Premier ministre François Fillon, qui a appelé à l’unité nationale et à supporter la crise, la dirigeante communiste répond au contraire qu’il faut "relever la tête." Dans le cortège, les slogans visaient tour à tour le patronat - "Medef, crache tes bénefs" - et Nicolas Sarkozy - "travailler plus pour gagner plus, mon oeil".

A l’issue de la marche, une délégation devait remettre à la présidence de la République les 100.000 pétitions recueillies par le PCF.

A Marseille aussi

A Marseille, environ un millier de personnes, (là où la police n’en a dénombré que … 150), se sont rassemblées devant la préfecture des Bouches-du-Rhône, pour les mêmes revendications. "Sarkozy martèle ’serrez-vous la ceinture’ (…). Nous, nous avons décidé de partir en croisade pour défendre l’idée de cette augmentation générale, nous allons la marteler jusqu’à ce que les Français admettent que c’est possible", a déclaré le conseiller régional PCF Jean-Marc Coppola.

La veille, le vendredi, le Parti communiste avait estimé estimé qu’"un an après avoir été élu, Nicolas Sarkozy se révèle être, au mépris de ses promesses, le président de la baisse du pouvoir d’achat des français", prenant à témoin les derniers chiffres sur l’évolution des salaires.

"Selon le ministère de l’Emploi, depuis un an le pouvoir d’achat des français a baissé de 0,4%. La hausse des prix a été plus importante que celle des salaires. L’aveu est de taille !", a déclaré le PCF dans un communiqué.

"Les statistiques sont formelles. Un an après avoir été élu, Nicolas Sarkozy se révèle être, au mépris de ses promesses, le président de la baisse du pouvoir d’achat des français", ajoute-t-il.

Selon le parti de Marie-George Buffet, "face à la flambée des prix, c’est désormais ce mot tabou des salaires, de leur revalorisation qui doit être mis sur la place publique".

Le salaire mensuel de base (SMB) a augmenté de 0,9% au deuxième trimestre 2008, ce qui porte, en un an, sa hausse à 3,1% mais à "une perte de pouvoir d’achat de 0,4 point", selon un indice définitif diffusé vendredi par le ministère de l’Emploi.

D'après le site de l'Humanité


samedi 27 septembre 2008

Débats et textes de Congrès


Lors de notre prochaine réunion, nous aborderons la question du Congrès de notre Parti qui aura lieu en décembre.

C'est sur le projet de texte de base commune de discussion voté au Conseil National, que notre débat devrait s'engager. J'ai proposé d'y livrer ma lecture de ce texte pour introduire la discussion.

Les camarades qui souhaitent s'informer sur le Congrès, consulter les textes , notamment la base commune,
comme ceux qui souhaitent participer aux discussions fédérales, trouveront des informations en cliquant sur le lien:

34ème Congrès

Bonne lecture à tous!

Dominique Lecomte


vendredi 26 septembre 2008

Dissolution des Genêts

Hélas sans surprise, l'assemblée générale extraordinaire convoquée jeudi 25 septembre a voté la dissolution de l'association gérant le Centre.

Cette décision nous a été présentée comme la seule possible : la CAF retirant son agrément et sa subvention, le Centre est dans une impasse financière. Aucune perspective claire de « renaissance » ne nous a été proposée, alors que ce Centre répond à un besoin incontournable sur le quartier, et que les habitants lui ont largement manifesté leur attachement, par leurs signatures sur la pétition, et encore samedi dernier par leur participation aux « Genêteries ».

Le Parti Communiste et cinq autres personnes ou associations ont voté contre.

Nous restons prêts à participer, dans la clarté, à toute initiative pour reconstruire avec les habitants ce Centre indispensable à la vie du quartier !

Mireille, Isabelle et Jacques

jeudi 25 septembre 2008

Texte d'André Gerin sur la crise financière...


Oui, je crois que le capitalisme a fait son temps !

18 janvier 2008 : plan de relance de 150 milliards de dollars annoncé par George Bush. 17 février 2008 : la banque Northern Rock nationalisée. 16 mars 2008 : la Fed sauve la banque Bear Stearns. 7 septembre 2008 : Freddie Mac et Fannie Mae, établissements détenteurs de crédits hypothécaires, mis sous tutelle. 17 septembre 2008 : l’assureur AIG nationalisé ! Quel est donc ce pays qui pratique, qui ose se lancer, à l’heure de la mondialisation, de la « concurrence libre et non faussée », dans une politique interventionniste en nationalisant les plus beaux fleurons de sa finance privée ? Un pays post-archaïque ou proto-moderne ? Un pays marxiste ? Non, ce pays, ce sont les Etats Unis d’Amérique !


La crise du capitalisme financier, qui secoue les places boursières, a donc créé cette situation quasi surréaliste, digne d’une fable de la Fontaine, au cœur de laquelle les apôtres du libéralisme à tout crin des années 80-90 se voient obligés –de force, pas de gré, pour sauver la face et le radeau, tout en faisant sécher les SICAV- d’en appeler à la figure tutélaire de l’Etat-providence vingt ans plus tard. Curieuse ironie de l’histoire, où le modèle anglo-saxon tant vanté redécouvre les vertus d’une administration collectiviste ! Comme disait Karl Marx : « l’histoire se répète toujours deux fois. La première en tragédie, la seconde en farce… »
Le système économique actuel, le mode de production capitaliste, me font donc penser à l’histoire du dinosaure : lorsqu’il se marche sur la queue, l’information met un temps fou avant d’atteindre son cerveau. Depuis de nombreuses années –et les faits nous donnent aujourd’hui raison- je ne cesse de dénoncer la dérive de ce capitalisme cynique tourné vers le profit immédiat, avec la dictature du moindre coût, système à bout de souffle qui révèle au grand jour sa nature et ses aberrations. Il y a lieu de fustiger l’impérialisme financier qui a profité du laisser-faire généralisé (plutôt organisé) sur les marchés, loué par Ronald Reagan ou Margaret Thatcher, comme si à la base lesdits marchés allaient s’autoréguler de façon vertueuse. Il n’en est rien, nous le savons. A travers des crédits aussi trompeurs que les subprimes, les grands financiers, et beaucoup d’entre eux ont fait de l’argent en dormant, se sont enrichis sur le dos des petits ménages et ont fabriqué une croissance empirique, basée sur l’endettement, voire le sur-endettement. Dans mon livre « Et si le capitalisme avait fait son temps ? », je mettais l’accent sur l’apparition d’une véritable dictature de la finance. Le profit financier prend le dessus dans le processus de mondialisation. Il existe à la fois une loi du marché et une dictature de la bourse. C’est cette métastase qui remet en cause le capitalisme industriel, le capitalisme des métiers, le capitalisme des savoir-faire, et au final le capitalisme lui-même, car il n’est plus seulement prédateur mais aussi destructeur.
Qu’on ne se trompe pas sur les suites de cette crise. Les Pays émergents, le monde du travail, les petits épargnants, salariés licenciés au nom du CAC 40 et de la cote des actions qu’il faut maintenir à flot, voilà ceux qui seront priés de payer la note. Les ogres de la finance se remplissent les poches quand tout va bien, et vident celles des autres quand tout va mal. Le retour de l’interventionnisme du trésor américain se paiera cash car ce sont les finances publiques et les contribuables qui sont appelés à absorber les hérésies et dérives de l’impérialisme financier. La dette américaine se rembourse sur tous les continents. Nous avons déjà connu ce système de vases communicants. La puissance publique a fréquemment soutenu et relancé de grandes entreprises pour les privatiser une fois qu’elles étaient devenues rentables. Dans les années 80 aux Etats-Unis, pour mettre fin à l’effondrement de centaines de caisses d’épargne, une structure avait été mise en place, la Résolution Trust Corporation, pour placer sous tutelle des dizaines d’organismes. Il en avait résulté une perte de 75 milliards de dollars dans les caisses des finances publiques. Le mouvement amorcé aujourd’hui est encore plus dévastateur et la bulle financière va continuer de s’alimenter sur le dos des revenus du travail et des investissements publics. Ni plus, ni moins. Et si nationalisation il y a, personne n’est dupe, c’est pour se mettre au service du grand capital.
Cette crise profonde doit par contre, et plus que jamais, nous renforcer dans nos convictions, nous décomplexer.
Un : il faut tout simplement changer de modèle économique et financier. Sans un Etat républicain décideur, avec des services publics dotés de moyens importants affranchis de tout impératif de rentabilité, sans une république sociale, capable de garantir les droits les plus élémentaires à chacun de ses concitoyens –droit au logement, droit à l’énergie, droit à l’éducation, au savoir- inutile de se faire d’illusions sur le fin mot de l’histoire. C’est la loi de jungle qui triomphe, une jungle « libre et non faussée » en quelque sorte. De nouvelles Bastilles sont donc à prendre, qu’elles soient économiques, financières ou médiatiques. Il faut conquérir ces pouvoirs pour les remettre aux mains de la nation, du monde du travail, sous contrôle de la souveraineté populaire. Il faut bien reparler de nationalisation pour la maîtrise publique du secteur bancaire et financier et l’ensemble des grands médias.
Deux : l’Union Européenne, et notamment la BCE, inflexible sur ses taux alors qu’une relance de la consommation se fait attendre depuis des années, vient subitement d’injecter 150 milliards d’euros pour voler au secours des courtiers, banquiers et spéculateurs plongés dans la tourmente. L’Union Européenne de la finance prise en flagrant délit, la main dans le sac, épongeant la sueur qui perle au front des places boursières et fermant les yeux sur les attentes sociales des salariés : voilà ce qu’est devenue l’Union Européenne à laquelle, le 29 mai 2005, nous avons eu raison de dire non. Politique de la rigueur d’un côté –le coffre est vide-, 150 milliards d’euros de l’autre –ouvrez vite le coffre- quelle est donc cette logique européenne, au service du grand capital financier, si ce n’est celle de l’Europe du marché, l’Europe de la spéculation, l’Europe de la renonciation et de la démission. Quant à l’Europe des peuples, me direz-vous, et bien elle peut attendre et, selon le bon mot de Marie-Antoinette, « si elle n’a plus de pain, qu’elle mange des brioches ! »… Le chantier, là encore, est immense, mais le remède est simple. Il nous faut nous retirer de l’Union Européenne pour construire une Europe des peuples, de l’Atlantique à l’Oural.
Trois : devant une telle situation, face à un système capitaliste à bout de souffle -ce géant aux pieds d’argile- qui détruit tout sur son passage (et qui finira bientôt par s’autodétruire), face à ce capitalisme criminel qui spolie au lieu de produire et investir –relisons Engels et Marx-, qui oserait encore dire, aujourd’hui, qu’une gauche fière de ses valeurs, attachée à ses principes, loin de la moiteur des appareils, appartient au siècle passé ? Qui peut croire que la défense des services publics est un combat d’hier ? Qui peut croire que la dénonciation de la puissance de l’argent relève d’une joute d’antan ? A la lumière de ce qui se passe aux Etats-Unis, j’ai bien dit aux Etats-Unis, qui peut nous faire croire que la dérégulation et la privatisation de pans entiers de la République, à l’exemple de la réforme de la carte militaire et de l’ensemble des grandes missions du service public – maintenant La Poste ! - sont une avancée majeure pour le bien-être de chacun ? Qui peut croire, enfin, que Nicolas Sarkozy, porte-parole du Medef et des intérêts du grand capital, deviendra l’homme providentiel pour mettre en place « un capitalisme régulé » ? C’est aussi –notons-le- ce que propose le Parti Socialiste, qui a abandonné le combat pour le socialisme et celui de la lutte des classes. Qu’on ne se méprenne pas, Nicolas Sarkozy est dans la lignée des « ayatollahs » du capitalisme conservateur qui remettent en cause toutes les avancées historiques et progressistes du XXème siècle.
Alors oui, je le pense sincèrement, l’heure nous appartient pour mettre en place une véritable république sociale, loin des compromissions de la sociale-démocratie qui ne fait que s’adapter à un système vicié, une république sociale héritière du CNR, une république sociale autogestionnaire, celle des insurgés de 1848, qui s’appuie sur une vision collective et humaine de la société. Nous le savons tous : il n’y a pas de politique sans volonté, pas de progrès sans lutte. Cessons donc d’être frileux, cessons de courber l’échine, cessons d’être tétanisés : une société nouvelle est à bâtir, à imaginer, ne la laissons pas aux mains des argentiers ! Utopistes debout pour construire une révolution en gestation, le communisme du XXIème siècle frappe à la porte !

Privatisation du Service Public, mode d'emploi


Le Président de La Poste, Jean-Paul Bailly, cherche à rassurer après la proposition d'ouverture du capital de La Poste au privé. Pas question de toucher aux missions de service public postal, nous assure-t-il, alors que cette opération, ajoute-t-il, redonnera de la vigueur à la société qui aurait besoin de 3 milliards d'euros pour être modernisée....

Des "experts" ont relayé cet argumentaire dans la presse "bourgeoise" et dans les principaux médias avec la volonté de rassurer la population attachée au service public postal.

Pourtant, l'histoire de la privatisation de France Télécom nous éclaire sur la méthode employée.

Petit rappel des faits:

-1996: le gouvernement de Juppé transforme France Télécom en société anonyme

-1997: : ouverture du capital de la société par le gouvernement de gauche de l'époque qui assure que l'État doit
rester majoritaire. A cette date la part publique du capital de France Télécom est de 79%.

- 1998: la proportion précédente passe de 79% à 62%!

- 2003: La droite vote au Parlement une loi qui permet à l'Etat de réduire sa participation au capital à moins de
50%.

-2008: Celle-ci est actuellement de 27%!

Dominique Lecomte


lundi 22 septembre 2008

Demain, défendons le service public de La Poste!


En catimini, le gouvernement prépare la privatisation de La Poste. Alors qu’aux Etats-Unis, Bush est contraint de nationaliser in extremis des établissements financiers en faillite, Sarkozy veut faire cadeau aux actionnaires d’une entreprise publique . Nationaliser les pertes, privatiser les bénéfices. On croit rêver ! La riposte s’organise, le PCF en est !



La Privatisation de la Poste : c’est NON

A l’horizon 2010, Nicolas Sarkozy envisage de transformer La Poste en société anonyme, de l’introduire en Bourse, de la vendre aux capitaux privés. Pour le gouvernement, cette privatisation est un prélude à l’ouverture du marché du courrier en 2011, recommandée par les directives européennes. Derrière les mots, le projet est connu : réduction du nombre de bureaux et des horaires d’ouverture, mise en cause de la péréquation et de l’égalité tarifaire, des personnels et de leur statut, augmentation du prix du timbre, abandon des missions de serv ice public de La Banque Postale, pour drainer l’épargne populaire vers la spéculation et livrer le service public de la communication au marché et à la spéculation.

La Poste, les communications : un bien commun

La communication, l’échange postal entre personnes ne sont pas des marchandises mais un droit inaliènable pour chaque personne et pour l’intérêt général. Dans les quartiers populaires, les zones rurales, partout, La Poste est un lien. Elle est utile au développement économique, notamment pour les petites entreprises les commerçants et les artisans. Les Françaises et les Français y sont attachés. Au lieu de discréditer La Poste depuis des années et de la priver des moyens d’assurer ses missions, on devrait s’attacher à répondre aux attentes des usagers. Les communistes portent des propositions pour qu’elle s’améliore et devienne un modèle de gestion moderne pour l’effi cacité sociale, la coopération, la démocratie, le fi nancement de l’économie et pour l’Europe postale (http://www.pcf.fr/spip.php ?article287). Mais pour moderniser, il faut avoir encore une Poste. Alors réunissons-nous largement et mobilisons- nous contre la menace de privatisation.

Ensemble, rassemblés, pour faire reculer le gouvernement

Cinq syndicats de La Poste (CGT, Sud, CFDT, FO et la CFTC), représentant 95% du personnel ont appelé à la grève le 23 septembre. De nombreuses organisations comprenant ses syndicats, les partis de gauche, le Collectif de défense des Services publics, des élus, de nombreuses associations regroupants des usagers lancent un appel pour un référendum permettant d’empêcher cette privatisation. La mobilisation est forte alors que le projet n’a pas encore été publié. Ensemble, dans nos villes, nos quartiers, nos villages nos entreprises menons un grand débat national pour faire reculer le gouvernement sur la privatisation, pour élaborer un service public de la communication.


PÉTITION DU MRC-PCF-PRG-PS

Non à la privatisation de La Poste !

La Poste est en danger. La dégradation du service public se poursuit depuis plusieurs années, marquée par le manque de personnels dans les quartiers populaires des villes et la fermeture de bureaux ruraux, ainsi que la transformation du service financier de La Poste en banque postale avec la banalisation du livret A.

Le gouvernement a maintenant l’intention de privatiser La Poste en en faisant une société anonyme dont le capital sera introduit en bourse. Cette réforme sonnerait le glas du service public postal, c’est-à-dire de l’un des services publics essentiels à l’exercice réel des droits des citoyens, en l’occurrence du droit à la communication.

Nous devons l’empêcher, car nous voulons que ce droit fondamental puisse continuer à s’exercer avec des garanties qu’une gestion privée ne peut apporter. De quoi s’agit-il concrètement ? De ne pas sacrifier davantage la présence des bureaux de poste dans les zones rurales et les quartiers populaires, partout où l’activité de La Poste ne peut dégager une rentabilité importante. D’améliorer les conditions de distribution du courrier et d’accueil des usagers, et non de les moduler en fonction de l’intérêt financier des zones couvertes. De garantir le prix unique du timbre, de pérenniser la distribution six jours sur sept, supérieure aux obligations européennes. De permettre aux foyers les plus modestes de trouver encore un partenaire bancaire au sein de La Poste, attentif à leur situation.

La privatisation de La Poste ne va pas améliorer la qualité du service rendu, mais au contraire la dégrader et rendre celui-ci beaucoup plus inégalitaire.

Nous nous opposons donc vigoureusement à cette privatisation. Nous demandons que le gouvernement ouvre un grand débat public sur les missions de La Poste et sur l’amélioration du service rendu en réponse aux besoins de la population, ainsi que sur les nouvelles formes de gestion qui permettront de démocratiser les services publics en impliquant davantage les représentants des usagers, des salariés et des élus.



dimanche 21 septembre 2008

Fête dans l' amertume aux Genêteries...


Débats avec des élus et des responsables des centres sociaux le matin, puis Fête, l'après-midi, place de Verdun, la journée de samedi s'annonçait comme un moment fort pour les adhérents du Centre social d'Annapes.

Notre Parti était présent le matin par la voix de Marc Delgrange et l'après midi, avec un stand où nous avons montré les photos de Malo, vendu Liberté et fait signer des pétitions. Mireille, Isabelle, Jean-Claude et Jacques étaient également de la partie...

Malgré les jeux pour enfants et l'animation des stands des associations, malgré le podium, la musique, les chants et les danses des groupes qui se sont partagé la vedette, le coeur n' était pas tout à fait à la fête puisque le constat amer de la fermeture officielle du Centre a été confirmé le matin même.

C'est donc la dissolution du Centre social et la procédure de licenciement pour 21 salariés.

Ce n'est pas rien.


"Je fais quoi, moi, sans le Centre Social, j'me tire une balle dans la tête?" Ces mots d'une adhérente détonnent face aux propos lénifiants des responsables qui n'ont réussi qu'à nous proposer un redéploiement des Genêts dont la teneur n'est toujours pas claire
.

Ainsi, seuls quelques adhérents ont su montré par des mots simples et parfois terribles, à la fois leur attachement à la structure qui va disparaître, mais aussi l'angoisse de ceux qui ont bien compris que toute cette histoire, au delà des problèmes techniques et financiers, au delà des propos rassurants, se termine par une forme d'abandon.

D'aucuns s'étonneront alors de retrouver les familles au supermarché et les enfants devant la télé, et nous tiendront des discours fumeux sur la "parentalité" . Un concept utilisé par la CAF et par d'autres, qui a l'avantage d'être plutôt creux et surtout, d'avoir un contenu à géométrie variable.

Encore une fois, les mots et les actes des "décideurs" comme des responsables, ne sont pas à la hauteur de la situation. Certes, la ville et la CAF souhaitent soutenir un nouveau projet dans un autre local et avec une nouvelle équipe.

Mais quel avenir, sans les murs et avec une structure allégée?

Dominique Lecomte

Brigade anti- vieux 2