samedi 11 octobre 2008

Allons écouter et voir "Le silence des communistes"!

L'Association des Amis et lecteurs de notre petit canard rouge, Liberté-Hebdo, nous emmène au théâtre le samedi 13 décembre à l'Idéal de Tourcoing.
Le spectacle, intitulé "Le silence des communistes" et mis en scène par Jean-Pierre Vincent, est inspiré des écrits de trois militants italiens du Parti communiste italien ( PCI).Il a connu un vif succés au festival d'Avignon en 2007.

Nous invitons tous les camarades et tous les sympathisants de notre Parti à participer à cette sortie collective conviviale qui permettra d'aborder, par le biais culturel, les questions politiques essentielles que nous travaillons dans nos Sections. Notamment, celle fondamentale de l'émancipation communiste...

Tarif 16 euros. Réservation Liberté-Hebdo: 03 28 36 88 52

Ci-dessous la présentation du spectacle:
Le silence des communistes

d'après Vittorio Foa, Miriam Mafai, Alfredo Reichlin traduction Jean-Pierre Vincent d'après la version scénique de Luca Ronconi, Turin 2006 mise en espace Jean-Pierre Vincent
avec Caroline Chaniolleau, Jean-Claude Leguay, Charlie Nelson

À la sortie de la seconde guerre mondiale, nombre d'intellectuels, d'artistes et plus d'un tiers des Italiens reconnaissent dans le Parti communiste un espoir que des années de fascisme avaient fait taire. Dix ans après la chute du Mur de Berlin, le Parti n'est plus ; et l'idéal qui l'animait, non plus ? De cette disparition, s'engage en 2000 un passionnant débat épistolaire entre deux anciens du Parti, Miriam Mafai et Alfredo Reichlin, et un ex-syndicaliste, Vittorio Foa, qui interpelle ses deux amis : « Pourquoi vous taisez-vous? »,«Où en sommes-nous?» Chacun s'attelle à faire face au passé, pour affronter le présent et le futur. Jean-Pierre Vincent et sa mise en espace très sobre, saluée pour sa force et son émotion à Avignon en 2007, s'adressent à toute conscience en alerte, invitée à repenser l'engagement par « trois acteurs, plus que formidables ». Le Monde.

Entretien avec le metteur en scène Jean-Pierre Vincent

Revue de presse

Une grande justesse d'approche. Avec modestie, Jean-Pierre Vincent convoque toute une mémoire collective. Du théâtre qui joue pleinement son rôle dans la cité. Le Monde. Pas d'illustrations, pas de reconstitution historique. Un texte de combat pour comprendre. Un modèle de direction d'acteurs. Libération. Nourrie d'expériences de vies exaltantes, malgré les blessures, [...] une halte bénéfique pour l'esprit. Un mouvement proprement fraternel qui fait chaud au cœur. L'Humanité.


Point de vue critique sur le Manifeste


L’Humanité des débats : communisme du 20 septembre 2008

LE FROID GLACIAL DES EAUX DE L’EGOISME DE CLASSE

Par Yvon Quiniou, philosophe (*).

Le Manifeste du PC est un grand texte, théorique et politique, dont même M. Weber, qui n’était pas marxiste, a souligné la valeur scientifique. Mais il faut bien comprendre sa portée. Marx ne se contente pas de décrire la société de son temps. Il l’analyse dans le cadre d’une conception d’ensemble de l’histoire, qui est clairement matérialiste, et il entend donc la comprendre à cette échelle : à la fois il en explique les lois de fonctionnement et il en présente les lois d’évolution et de transformation.

Or, même si elle comporte des approximations qui seront corrigées par la suite, cette explication demeure quant à l’essentiel valable, pour une raison simple que la vulgate anti-marxiste ignore ou veut ignorer : Marx analyse en réalité un mode de production, le mode de production capitaliste - et pas simplement, par exemple, la société anglaise du 19ème siècle - qui était seulement embryonnaire à son époque et qui s’étend aujourd’hui sur l’ensemble de la planète, comme il l’avait prévu et avec les caractéristiques qu’il a mises en évidence avec son extraordinaire intelligence critique.

Je les rappelle, car l’idéologie libérale, qui gagne même une partie de la gauche, les occulte :

l’exploitation économique du travail salarié (même si Marx n’a pas encore clairement découvert la plus-value),

l’oppression sociale des salariés qui en résulte,

la domination politique exercée sur eux par l’Etat, dont il indique qu’il est un instrument au service des dominants,

enfin l’aliénation individuelle, à savoir la mutilation de l’individualité humaine, qu’il indique brièvement dans le 2ème chapitre et qui est le seul aspect qui reste un peu allusif.

Or, ce qu’il faut bien voir, c’est que tout cela est présent encore aujourd’hui, puisqu’il s’agit d’une analyse systémique, même si les formes concrètes sous lesquelles ce système existe désormais ont changé :

les procédures de l’exploitation ont changé du fait de l’évolution prodigieuse des techniques que Marx a parfaitement anticipée, son degré également du fait des conquêtes sociales des luttes du mouvement ouvrier, syndical et politique, ce qui fait que affirmer que les prolétaires « n’ont que leurs chaînes à perdre » est inexact, sauf à rayer l’efficacité de la lutte de classe depuis plus d’un siècle : il faut revoir ici la question de la paupérisation ;

la composition du monde du travail s’est complexifiée, mais son importance numérique a grandi, comme il l’avait prévu ;

enfin, la mondialisation se fait bien sous une loi ou une forme qu’il a magnifiquement dénoncée : la marchandisation généralisée des activités humaines qui réduit l’homme à n’être qu’un facteur de profit et oublie qu’il est un « fin en soi ».

La bourgeoisie, disons désormais la bourgeoise internationale ou transnationale, « noie tout dans les eaux glacées du calcul égoïste » affirme-il. Je sens, quant à moi, monter de partout le froid glacial de ces eaux de l’égoïsme de classe.

Reste l’aspect prospectif du Manifeste puisque j’ai indiqué qu’il se prononçait aussi sur l’évolution du capitalisme. C’est là, sans doute, qu’il faut être critique au sens même où Marx a toujours demandé à ses lecteurs de l’être. La fin 1er chapitre annonce la fin du capitalisme et il l’a déclare même inévitable : « Sa chute (de la bourgeoisie) et la victoire du prolétariat sont également inévitables » dit le texte précisément. Et cette annonce se fait au nom d’une loi de type dialectique qui veut que le prolétariat va nier la classe qui le nie : c’est ce qu’on appelle la « négation de la négation », qu’on retrouve aussi dans Le Capital.

Or cette prévision ne s’est pas réalisée et la chute des régimes de type soviétique semble nous laisser orphelins d’un futur révolutionnaire. Marx se serait-il trompé dans sa prédiction d’une sortie du capitalisme, donc dans son analyse de l’évolution externe de celui-ci, alors même qu’il aurait vu juste dans son analyse de son évolution interne ? Je réponds en trois points pour lancer le débat :

1) Ce qui a échoué dans les pays de l’Est, ce n’est pas le communisme mais sa caricature, souvent tragique : Marx n’aurait pas reconnu, pour l’essentiel, le communisme dans ce qu’ils ont fait. Le communisme n’est pas mort car il n’a jamais existé nulle part.

2) Le communisme n’était matériellement possible pour lui que sur la base préalable du capitalisme développé, avec ses forces productives industrielles, un salariat largement majoritaire et ses acquis démocratiques.

3) Mais ce n’est là qu’une possibilité, dont les bases existent en Occident, mais une possibilité. Il faut renoncer à une vision religieuse de l’histoire : le communisme est souhaitable et même, selon moi, moralement exigible, mais il n’est pas fatal ou inéluctable. Il est à inventer, ce qui suppose intelligence, patience, courage et volonté, et qu’on s’appuie, sans fidéisme, sur les analyses de Marx.

(*) Dernier ouvrage publié : Karl Marx. Éditions Le Cavalier bleu, 2007.


vendredi 10 octobre 2008

Lire ou relire Marx...


"....Les conditions bourgeoises de production et d’échange, le régime bourgeois de la propriété, la société bourgeoise moderne, qui a fait surgir de si puissants moyens de production et d’échange, ressemblent au magicien qui ne sait plus dominer les puissances infernales qu’il a évoquées. Depuis des dizaines d’années, l’histoire de l’industrie et du commerce n’est autre chose que l’histoire de la révolte des forces productives modernes contre les rapports modernes de production, contre le régime de propriété qui conditionnent l’existence de la bourgeoisie et sa domination. Il suffit de mentionner les crises commerciales qui, par leur retour périodique, menacent de plus en plus l’existence de la société bourgeoise. Chaque crise détruit régulièrement non seulement une masse de produits déjà créés, mais encore une grande partie des forces productives déjà existantes elles-mêmes. Une épidémie qui, à toute autre époque, eût semblé une absurdité, s’abat sur la société, - l’épidémie de la surproduction.

La société se trouve subitement ramenée à un état de barbarie momentanée ; on dirait qu’une famine, une guerre d’extermination lui ont coupé tous ses moyens de subsistance ; l’industrie et le commerce semblent anéantis. Et pourquoi ? Parce que la société a trop de civilisation, trop de moyens de subsistance, trop d’industrie, trop de commerce. Les forces productives dont elle dispose ne favorisent plus le régime de la propriété bourgeoise ; au contraire, elles sont devenues trop puissantes pour ce régime qui alors leur fait obstacle ; et toutes les fois que les forces productives sociales triomphent de cet obstacle, elles précipitent dans le désordre la société bourgeoise tout entière et menacent l’existence de la propriété bourgeoise. Le système bourgeois est devenu trop étroit pour contenir les richesses créées dans son sein. - Comment la bourgeoisie surmonte-t-elle ces crises ? D’un côté, en détruisant par la violence une masse de forces productives ; de l’autre, en conquérant de nouveaux marchés et en exploitant plus à fond les anciens. A quoi cela aboutit-il ? A préparer des crises plus générales et plus formidables et à diminuer les moyens de les prévenir. Les armes dont la bourgeoisie s’est servie pour abattre la féodalité se retournent aujourd’hui contre la bourgeoisie elle-même."

Extrait du Manifeste


jeudi 9 octobre 2008

Vive la crise?


La crise financière s'emballe et inquiète. D'abord, les salariés, les chômeurs, les précaires, les sans-papiers, les sans logis, bref , les "petites gens". Ceux qui payent la crise du néo-libéralisme depuis plus de vingt années.

A cette époque, on nous annonçait "la fin de l'histoire" et le triomphe d'un capitalisme libéré des contraintes de l'Etat. On nous annonçait la richesse pour tous et les gains faciles en Bourse.On nous annonçait aussi " la crise" que nous aurions engendrée avec nos " privilèges" archaïques. "Vive la crise!", rappelons-nous, Yves Montand, en bon communiste repenti, nous jetait dans les bras du marché et de l'Europe..

La suite, on la connait.

Il a fallu privatiser à tous les niveaux de notre société. La santé, l'école, l'université, la culture, le milieu associatif.
Pas pour nous, pour le taux de profit et la Bourse. Toujours plus fort, toujours plus haut...et puis aujourd'hui. Patatras!

Aucun Service Public n'a pu échapper à ces principes de profit et de rentabilité imposés par les actionnaires ou par l'Etat " libéral".
Un Etat qui a mis en œuvre sa propre démolition, à l'aide de politiciens et de fonctionnaires acquis à la "pensée unique". Celle du profit. Les médias dominants ont suivi.

Même la "gauche plurielle" s'y est mise sous prétexte de modernité. Une ouverture de capital, soit-disant sans risques, et c'est tout un esprit basé sur le profit roi qui s'est installé, au mépris du service réel rendu à la population.
Ce qu'est devenue France Telecom , avec ses tarifs incompréhensibles et ses services " externalisés" et privatisés,
est l'illustration de ce processus

Le bilan mondial de ces trente années est éloquent: des milliards de pauvres, des inégalités écœurantes, le pillage de la planète et des guerres qui se multiplient.

Plus près de nous, l'Europe libérale et maastrichtienne a servi de cheval de Troie à cette " horreur économique" et les institutions européennes n'ont fait qu'adapter les principes économiques états-uniens à notre vieux continent.

Ce week-end, elle a même réussi à montrer toute son inutilité.
En effet, chaque Etat se retrouve dans le cadre national.L'Irlande fait fi du sacro-saint pacte de stabilité en dépassant l'endettement de 60% de son PIB et l'Allemagne essaie de sauver en solo ses banques, laissant Sarkozy seul, avec son plan Paulson européen...

En France, les dégats sont considérables. La casse de tous les services publics a été bien entamée. Heureusement, les luttes sociales ont permis de ralentir la démolition.
Ainsi, nous avons encore des retraites par répartition, certes "décotées", mais le principe de la solidarité a été maintenu. Pensons aux retraités anglais ou américains qui ont joué, forcés, leur retraite en Bourse!

Quand on pense aussi qu'en 2003, Fillon et l'UMP auraient pu nous imposer des fonds de pension à la française, on a froids dans le dos....

Alors, finalement, après ce bilan terrible, le système économique actuel est-il arrivé au bout de ses contradictions?

Vive la crise?

Le capitalisme va-t-il tomber dans nos mains comme un fruit pourri?

Dominique Lecomte

lundi 6 octobre 2008

Réunion de Section

Le congrès de notre Parti aura lieu en décembre. C’est un moment important de débats, de votes et de prises de décisions auquel chaque communiste est convié. A l’heure où la crise du capitalisme bat son plein, il est urgent de rassembler tous les communistes afin de débattre et de proposer une alternative politique.

Notre prochaine réunion aura lieu le Jeudi 9 Octobre à 19h, chez Marc, 98 allée des Charmettes et nous proposerons un débat autour du projet de base commune de discussions dans le cadre de notre 34 ème congrès

Dominique Lecomte


samedi 4 octobre 2008

La crise est au coeur du système capitaliste!


Alors que l’Europe se trouve dans la tourmente de la crise financière, le discours de Sarkozy sur la moralisation du capitalisme vise à défendre bec et ongles le système. Décryptage et conséquences d’un discours démagogique et libéral.

Depuis que Nicolas Sarkozy a prononcé son discours le 26 septembre à Toulon dans lequel il fustige les excès du capitalisme et réclame les têtes des responsables de la crise, éditorialistes et commentateurs s’interrogent. Le président de la République serait-il de gauche ? Comme un symbole de la crise politique qui se greffe sur la crise économique. Les déclarations des ténors socialistes donnent en effet une légitimité à cette question incongrue.

Pour trouver la réponse, il suffirait pourtant de demander au chef de l’État s’il reviendra sur l’article 56 du nouveau traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, son fameux traité simplifié, qui indique que « toutes les restrictions aux mouvements de capitaux entre les États membres et entre les États membres et les pays tiers sont interdites » ? S’il est prêt à jeter aux orties le dogme de la « concurrence libre et non faussée » ? S’il va enfin décider d’annuler le bouclier fiscal qui protège les plus riches ?

La réponse est évidente : il ne fera rien de tout cela.

Nicolas Sarkozy agit en bon camelot lorsqu’il affirme qu’il faut organiser une réunion européenne afin d’engager la « moralisation » du capitalisme et la « refondation du système financier international ». Supprimez les excès, moralisez et vous obtiendrez un bon capitalisme. C’est la fable à laquelle on tente de nous faire croire, Nicolas Sarkozy en tête. Comme si le capitalisme était victime d’« excès immoraux ». Car la crise du capitalisme n’est pas une crise morale. La cause de la crise n’est pas dans les excès du système mais dans le cœur même du système. Quand Nicolas Sarkozy parle de « punir », qui veut-il punir ? Banquiers, traders n’ont jamais été hors la loi, ils ont simplement fait ce qu’il leur était permis de faire. C’est au nom de la « réforme » et de la « modernisation », au nom de l’Europe qu’a été mise en œuvre la stratégie des trois « D » : « déréglementer, déréguler, désétatiser ». Et cela, Nicolas Sarkozy ne propose pas de l’arrêter un instant. Il veut exactement l’inverse en expliquant que la crise ne doit pas ralentir le rythme des « réformes » mais au contraire l’accélérer. Suppressions de postes de fonctionnaires, baisses des impôts et des cotisations patronales, baisse de la rémunération du travail…

Preuve que les discours sur la « moralisation » du système, sa régulation ou sa refondation ne sont que des leurres agités pour détourner l’attention et faire en sorte que Français et Européens ne se posent pas la question centrale : quel autre système à la place de ce capitalisme qui privatise les richesses et socialise les pertes ?

Une question toujours plus d’actualité, d’autant que, effet domino oblige, la crise s’accélère. Après les banques américaines, ce sont les dominos européens qui commencent à chuter. D’autant plus vite que le plan de sauvetage de 700 milliards de dollars (500 milliards d’euros) prévu par le gouvernement Bush pour renflouer les banques américaines, en rachetant leurs crédits pourris, a été rejeté par les orthodoxes libéraux du Congrès américain. Conséquences : vent de panique sur les places boursières qui dévissent. Pour les seules journées du lundi 29 et du mardi 30 septembre, les États européens ont remis près de 60 milliards d’euros dans la machine infernale pour éviter des faillites. Les gouvernements de Belgique, Pays-Bas et Luxembourg ont annoncé la nationalisation du bancassureur Fortis, en y injectant un total de 11,2 milliards d’euros. Outre-Manche, la banque britannique Bradford & Bingley (B & B) est nationalisée et ses meilleurs actifs ont été transférés au groupe espagnol Santander. Le Trésor du Royaume-Uni conserve quant à lui la partie la plus risquée de Bradford & Bingley, qui comprend notamment 41 milliards de livres (51 milliards d’euros) de crédits immobiliers. En Allemagne, c’est la banque Hypo Real Estate qui est menacée de faillite. À Paris, la valeur du titre de la banque Dexia s’est effondrée jusqu’à – 31,58 %. Et ce sont 6,4 milliards d’euros qui sont partis la renflouer, 3 milliards d’euros côté belge, 3 autres milliards par le gouvernement français et la Caisse des dépôts et consignations et 376 millions pour le gouvernement luxembourgeois. De son côté, le gouvernement islandais a volé au secours de la troisième banque du pays, Glitnir, qu’il a nationalisée à 75 % pour 600 millions d’euros. Même la BCE a remis la main à la poche pour soutenir le marché monétaire en mettant 120 milliards d’euros à la disposition des établissements. Nicolas Sarkozy, qui préside l’Union européenne, « appuie sans réserve ces initiatives » des États « pour assurer la sécurité et la stabilité du système financier dans leurs pays et donc en Europe ». Aux États, donc aux citoyens, les actifs, les titres et les crédits pourris. Quant aux banques les plus solides, elles en profitent pour mettre la main sur ce qui est sain, renforçant leurs positions dans la grande partie de Monopoly financier qui accompagne la crise. Une logique qu’un courtier de Wall Street a malicieusement baptisée « le socialisme pour les riches ».

Stéphane Sahuc Humanité-Dimanche du 2 Octobre

jeudi 2 octobre 2008

Crise économique, sauver le système ou le changer?


Quelques prises de position importantes de notre Parti sur la crise financière du capitalisme:

Dexia

L’Etat français a injecté trois milliards d’euros pour sauver Dexia, une banque qui finance la moitié des collectivités territoriales françaises, et le plus souvent en accordant des prêt à taux variables.

Si l’Etat finance et sauve l’entreprise, cela ne peut se faire sans contrepartie. La France disposerait de 25% du capital de Dexia, soit une minorité de blocage. La contrepartie est simple : il faut limiter les taux variables qui étranglent les collectivités territoriales de notre pays.

Si Dexia augmente les taux d’intérêt des prêts, les collectivités seront contraintes d’augmenter les impôts locaux, et au final, de faire payer par les populations les conséquences de la crise financière.

Nicolas Sarkozy doit exiger que Dexia donne publiquement des garanties sur le maintien des taux d’intérêts pour l’ensemble des collectivités territoriales.

Marie-George Buffet, Secrétaire nationale du PCF

Pillage du livret A

Le gouvernement est aux abois. Pour tenter de sauver ce qui peux encore l’être dans la bourrasque financière, François Fillon annonce ce matin dans une interview au journal « Les échos » qu’il s’apprête à piocher dans la caisse du livret A. Ce placement est devenu pour les français le plus sûr, car à l’abri – pour le moment –des marchés financiers.

Pour justifier l’opération détournement des fonds du logement social, il évoque des prétendus « excédent de la collecte du livret A par rapport aux besoins de logement social ».


Quel cynisme ! Le premier ministre ferait mieux de réviser ses fiches, rien que pour l’Ile-de-France, ce sont 300.000 familles qui sont aujourd’hui en demande de logement social.

Non monsieur le premier ministre, l’épargne des français ne doit pas servir de bouche trou à la spéculation financière. Bien au contraire. En ces temps de crise, c’est bien l’épargne qu’il faut préserver. Le Parti communiste français met en garde le gouvernement contre le détournement de l’épargne des français. Une telle décision pourrait avoir des conséquences dramatiques.

Le 8 novembre, le Parti communiste français organise les états généraux du logement, avec un ordre du jour particulièrement d’actualité : Analyse des effets du capitalisme et de sa financiarisation concernant le secteur de l’immobilier.

Paris, le 1er octobre 2008. Parti communiste français


Propositions du PCF




Brigade anti- vieux 2