mercredi 11 mars 2009

Total scandale

Le groupe Total a annoncé une restructuration en France de ses activités de raffinage et pétrochimie, qui va entraîner 555 suppressions de postes d’ici 2013, une situation scandaleuse au regard des bénéfices record de l’entreprise.

Le Havre paye l’addition : 383 des 555 postes supprimés sont situés dans ce bassin d’emploi où le groupe pétrolier restructure brutalement sa production excédentaire en essence.

Un coup dur pour un bassin d’emploi déjà fracassé. Dans la zone industrielle du Havre, Total va supprimer 199 postes à la raffinerie et 130 au complexe pétrochimique de Gonfreville-l’Orcher (Seine-Maritime). Et l’usine de butanol de Notre-Dame-de-Gravenchon va fermer. La direction parle de 385 postes supprimés dans le secteur. Ce qui, puisque les installations fonctionnent en continu, se traduirait par la disparition de 450 emplois. Syndicats et institutions se doutaient qu’il se tramait quelque chose chez Total. Car le véritable souci, l’inadéquation de l’outil de production, n’est pas nouveau.

Le problème des installations du groupe dans la région est structurel, et fort simple. La raffinerie de Gonfreville produit surtout de l’essence à destination du marché américain, alors que les voitures françaises consomment à 78 % du gazole. « Total aurait pu prendre le temps de transformer son activité. Mais la médiatisation de la crise est l’occasion rêvée pour rééquilibrer la production à toute vitesse, puisque le marché américain s’est cassé la figure », tacle un responsable des questions industrielles à la chambre de commerce et d’industrie du Havre. La preuve : près de 770 millions, sur 1 milliard d’euros d’investissement annoncé, serviraient à recentrer la fabrication sur le gazole. Même son de cloche à la Direction régional de l’industrie, où l’on se prépare à faire part à la direction du déplaisir « d’avoir obtenu confirmation des suppressions de postes par voie de presse ».

« On s’attendait à quelque chose », acquiesce Christian Votte, délégué CGT (majoritaire) à la raffinerie de Gonfreville-l’Orcher. Pour le cégétiste, l’objectif est également de « diminuer la production à marche forcée, le temps que le marché de l’automobile reparte ». Mais, en attendant, la fermeture de deux très grosses unités, un craqueur et une distillation, est « un choc pour les salariés ». Et hier matin, une heure de débrayage a été organisée.

En face de la raffinerie, le complexe pétrochimique est également en ébullition. « On a déjà subi une restructuration il y a trois ans, cela commence à faire beaucoup », lâche Chantal Andrieu, de la CFDT. Elle s’interroge : « Quid des 75 à 80 intérimaires du site ? » Alain Loisel (CFDT) détaille : « Dans le complexe, une des deux lignes de production de polystyrène et une des deux lignes de production de polyéthylène vont fermer. Les usines sous-traitantes vont forcément être touchées, comme la boîte belge KTN, qui s’occupe de la mise en sacs des granulés de polyéthylène. »

Enfin, à Notre-Dame-de-Gravenchon, Total justifie la fermeture du site par la fin de son contrat avec Arkema. « Cela ne tient pas, Total avait moyen de renégocier avec Arkhema », s’énerve Sylvain Donnot, délégué CGT. D’autant qu’Arkema, créé en 2004, est issu lui-même du groupe Total… Hier, un dépôt de gerbe avait lieu avec des élus devant l’usine, pour commémorer d’avance la mort de l’usine, qui compte 54 salariés, auxquels se rajoutent 150 emplois induits.

Mehdi Fikri Site Huma

dimanche 8 mars 2009

Succès du meeting du Front de Gauche à Paris!

Front de Gauche pour changer d’Europe - Grand Meeting du 8 mars au Zénith de Paris - 14h30

Le « Front de Gauche pour changer d’Europe », initié par le Parti communiste français et le Parti de gauche, organise dimanche 8 mars, dès 14H00, au Zénith un grand meeting de lancement de la campagne des élections européennes, (Métro Porte de Pantin)

Aux côtés de Marie-George Buffet et Jean-Luc Mélenchon, de Patrick Le Hyaric et Raquel Garido interviendront de nombreuses personnalités du mouvement social, du monde des arts et de la culture : Gisèle Halimi, Didier le Reste, Robert Guédiguian, Rose-May Rousseau-Saxemard, Safia Lebdi, Antonio de Almeida, Hélène Franco, Félicien Gerant du LKP...

Retransmission du meeting à partir de 14h 30 sur : Front de Gauche ou sur Public Sénat ( dés 16h 25)

vendredi 6 mars 2009

La crise expliquée en quelques lignes...

En quelques lignes, Joseph E. Stiglitz, Prix Nobel d'économie (2001), a tout dit.

Que se passera-t-il une fois passé le gros de la tempête actuelle ? Les pays touchés connaîtront-ils une vraie reprise ?

« Je crains qu'on ne se dirige vers une situation de malaise à la japonaise, indique M. Stiglitz. Parce qu'il persiste des problèmes fondamentaux, en particulier celui des inégalités. Les inégalités ne sont pas seulement un problème social mais aussi un problème de flux économiques : ceux qui pourraient dépenser de l'argent n'en ont pas et ceux qui en ont ne le dépensent pas. La façon dont nous avons « réglé » le problème ces dernières années était de permettre à ceux qui sont en bas de l'échelle d'emprunter toujours plus, mais ce système n'était pas viable. Aujourd'hui ce modèle s'est effondré, mais nous n'avons pas de solution de rechange sur le plan économique. Nous n'avons pas de nouveau modèle qui permettrait à l'économie de se développer de manière robuste et véritablement durable. »

Extrait du site PCF Arcachon

jeudi 5 mars 2009

Mauvaises fortunes à La Redoute et aux 3 Suisses

Dans les rues de Roubaix, les salariés menacés de licenciements chez les géants de la vente à distance essaient de traduire « pwofitasyon » en ch’timi.

Après l’outre-mer, c’est au tour des communes proches de l’outre-Quiévrain de se lever contre la « profitation ». De la gare aux Archives du monde du travail, en passant par la mairie, Roubaix a été hier matin le théâtre de ce qu’il faut bien appeler désormais un « liannage », une manifestation au pluriel, rassemblant des parcours parallèles et des identités différentes, unis par une même exigence : que les profits soient mieux partagés et que l’addition de la crise ne soit pas systématiquement présentée aux salariés. Ensemble, au coude-à-coude, 500 à 600 petites mains des deux géants concurrents de la vente à distance (VAD), La Redoute et Les 3 Suisses, rivaux pour les dividendes (100 millions dilapidés pour La Redoute, 50 millions pour les 3 Suisses) et les fortunes de leurs principaux actionnaires (la famille Mulliez, première fortune de France, aux 3 Suisses et François Pinault, septième, à La Redoute), copains comme cochons dans les restructurations, des « plans de relance », comme osent les qualifier goguenards les stratèges de la com des deux groupes (- 672 emplois à La Redoute et - 674 aux 3 Suisses). « La Guadeloupe, c’est à nous aussi », revendiquent explicitement les manifestants de Roubaix - certains arborent un badge de soutien au LKP et d’autres invitent à suivre l’exemple des DOM dans leurs slogans. « Eux y s’in foutent plein les poches ; nouz aut’, in serre eul cheinture », synthétise dans le créole local un autocollant de la CFDT.

Les actionnaires s’autoaugmentent

« En 2007, Les 3 Suisses ont versé 51 milliards de dividendes à leurs actionnaires », s’époumone devant la petite foule Fatiha Bouzaoui, secrétaire CGT du comité d’entreprise. Avant de se reprendre : « Non, ce sont des millions, il y a tellement d’argent qu’on s’y perd et ce qui est sûr, c’est que, tous les ans, les actionnaires s’autoaugmentent. Dans le même temps, après avoir déjà détruit 400 emplois ces dernières années, la direction veut en supprimer 674

de plus, soit 20 % des effectifs… » Délégué SUD à La Redoute, Grégory Caron fait observer : « Avec les dizaines de millions d’euros de dividendes qu’on verse chaque année aux Mulliez et à Pinault, on peut vraiment dire que tout le monde ne connaît pas la crise. » Jean-Christophe Leroy, représentant CGT à La Redoute, dénonce des « milliardaires qui font fortune sur notre dos, avec nos muscles et grâce à notre sueur ». Alors que les Verts, le NPA et LO défilent aussi aux côtés des salariés de la VAD, la sénatrice Michèle Demessine, venue en soutien avec une bonne délégation d’élus et de militants PCF, pointe des « projets qui étaient déjà dans les tiroirs avant la crise.Les entreprises tentent de faire payer leurs plans de modernisation aux seuls salariés, en visant notamment les plus âgés. Mais ça va se corser car l’opinion publique accepte de moins en moins les conséquences de ce système. »

« Pour ceux de la Bourse ! »

Dans le cortège, un groupe de femmes, employées au traitement des commandes à La Redoute, un secteur en phase d’externalisation, hurle son écoeurement. « J’ai travaillé trente-cinq ans dans cette boîte et tout ce qu’on me propose pour le transfert, c’est une prime de 8 000 euros, déplore l’une d’elles. On nous coupe de l’entreprise, on se sent vraiment comme des pestiférées. Pendant des années, on s’est formées, tout ce savoir-faire va disparaître pour épargner des clopinettes, alors qu’on dépense sans compter pour ceux de la Bourse ! » Un peu plus loin, d’autres femmes, salariées à la comptabilité des 3 Suisses, crient leur dégoût : « Dans notre service, il va y avoir 10 postes supprimés sur 70, mais si on écoute la direction, ça va se passer dans le meilleur des mondes, avec 100 % de reclassements, rapporte Valérie. Mais plus personne n’y croit. On nous parle d’un déficit de l’entreprise, mais c’est facile de présenter des mauvais comptes quand on veut donner zéro en intéressement aux salariés ou qu’on veut en virer des centaines. De l’argent, il y en a, mais jamais ça ne finit dans nos poches. »

Thomas Lemahieu site Huma

mercredi 4 mars 2009

Lisons la presse bourgeoise !

J'ai piqué sur le blog de David Noël , secrétaire de la Section du PCF d'Hénin, cet article sur le PC japonais qu'il a lui même tiré du site de l'Express:

La précarité croissante et le choc de la crise amènent de nombreux jeunes à rejoindre un Parti communiste en plein réveil. Va-t-il percer dans les urnes ?

L'année dernière aura été un excellent cru pour le Parti communiste japonais (PCJ) ; 2009, année électorale, s'annonce du même tonneau.
Dans le quartier tokyoïte de Yoyogi, le pavillon rouge flotte avec fierté au sommet du siège gris de cette formation née un jour de juillet 1922. Chaque mois, depuis septembre 2007, le Parti enregistre une moyenne de 1 000 nouveaux adhérents, souvent jeunes. Il en compte désormais 415 000 : en dehors des pays où les communistes sont au pouvoir, le PCJ est l'un des plus importants au monde.

Karl Marx, version manga !
Dans l'archipel, l'atmosphère fleure bon les idéaux de gauche. Ainsi, la réédition en août dernier d'un ouvrage de 1929, Kanikosen, le bateau-usine de pêche au crabe, a déjà séduit 500 000 lecteurs; un jeune militant communiste, Takiji Kobayashi, y décrit les conditions de travail et la mutinerie de marins de ce bâtiment, en mer d'Okhotsk. Une version manga a été publiée, elle aussi avec bonheur. Idem pour celle du Capital de Karl Marx, parue le 15 décembre. Même la télévision s'y met. La chaîne privée Nihon Telebi diffuse tous les samedis soir un épisode de la série Zenigeba, la puissance de l'argent. Inspirée d'un manga de 1970, elle relate l'ascension sociale d'un jeune homme pauvre et confronté à "la société pervertie par l'argent, qui a perdu l'idée même du bonheur", dixit le producteur de la série, Hidehiro Kawano. Est-ce une simple mode? Peu probable. Pour des millions de Japonais, le quotidien est marqué par la précarisation des conditions de travail, la bipolarisation de la société et, de plus en plus, l'impact d'une crise violente. Taro Tanaka*, 28 ans, a adhéré en janvier au Parti communiste japonais, après une expérience professionnelle douloureuse. Sans diplôme, le jeune homme vendait des abonnements au porte-à-porte pour une filiale du groupe de presse Yomiuri. "Je travaillais douze à treize heures par jour, explique-t-il. Chaque abonnement me rapportait entre 1 500 et 3 500 yens [entre 13 et 30 euros]". Sans salaire fixe, il ne vivait que des commissions. Or, avec la crise et la concurrence d'Internet, difficile d'obtenir de nouveaux lecteurs: "En deux mois, j'ai perdu 10 kilos parce que je n'avais pas de quoi manger." Quand il rentre bredouille, il se fait traiter d'incapable par ses chefs : "Parfois, ils m'ont frappé." Epuisé, il veut démissionner. Refus du patron. Il décide alors de fuir. D'abord hébergé dans le foyer où l'entreprise loge ses commerciaux, il se retrouve ensuite à la rue.
"Les travailleurs pauvres sont de plus en plus nombreux"
Son histoire n'a rien d'exceptionnel. "Les travailleurs pauvres sont de plus en plus nombreux, constate Tadayoshi Ichida, chef du secrétariat du comité central du PCJ. En 2008, le nombre de personnes gagnant moins de 2 millions de yens par an [17 400 euros], soit la moitié du salaire médian, a dépassé les 10 millions." Depuis le début des années 2000, les gouvernements successifs, notamment celui du Premier ministre Junichiro Koizumi, dérégulent à tout va le marché du travail. Résultat, le Japon compte 34,5% de travailleurs temporaires, contre 23,8 en 1998. Ces actifs, intérimaires, contractuels ou à temps partiel, peinent à gagner leur vie: "En moyenne, leur salaire horaire équivaut à 60% de celui d'un salarié en CDI", précise Kazuya Ogura, de l'Institut japonais pour la politique du travail et la formation. L'assurance-chômage, les cotisations de retraite ou de sécurité sociale sont à leur charge. Peu ont les moyens de les payer. Surtout, en période de crise, ils sont les premiers à la rue. Selon les prévisions, environ 400 000 pourraient avoir perdu leur emploi entre octobre 2008 et mars 2009 (lire l'encadré). "Après l'éclatement de la bulle financière, en 1991, les entreprises ont réduit leur personnel, explique Ogura. Elles sont toujours sous pression pour diminuer les coûts salariaux." Le taux de chômage, qui était de 2% en 1989, a dépassé 5% au début des années 2000. Et la croissance économique constatée entre 2002 et les derniers mois de 2007 n'a rien changé sur ce plan. Shiro Suzuki*, 55 ans, a subi ces évolutions. Ancien chef d'entreprise ruiné, devenu ensuite un cadre commercial sous pression, aujourd'hui au bout du rouleau, il a adhéré en janvier au Parti. A 23 ans, Tsuyoshi Kanai, ex-prêtre shinto, a fait de même en octobre 2008, après avoir découvert par hasard son site Web. Auparavant, il avait vu sur la Toile une vidéo, très populaire, où Kazuo Shii, président du Parti, dénonçait "l'exploitation des jeunes travailleurs": "J'ai compris que c'était le seul parti qui se soucie du peuple." Pour le sociologue Masahiro Yamada, "ces précaires ont perdu tout espoir d'améliorer leur quotidien et ont besoin d'exprimer leur malaise". Certains s'identifient aux personnages révoltés de Kanikosen. S'engager au PC, omniprésent dans la défense des précaires, leur semble aller de soi. Le Parti bénéficie aussi d'un ancrage original. Dès les années 1960, il a choisi de suivre sa propre voie, prenant de la distance avec ses homologues soviétique et chinois, au point de se réjouir, au début des années 1990, de l'effondrement de l'URSS. La formation est même traversée par les tendances nationalistes. Elle rejette l'alliance nippo-américaine, mais défend, contre Moscou, les revendications de Tokyo sur les îles Kouriles.
Une rhétorique adoucie...
Depuis 2004, par ailleurs, la rhétorique s'est adoucie. Les appels à la "révolution socialiste" ont cédé la place aux simples demandes de "réformes démocratiques". Le PC japonais se veut responsable. Il refuse les subventions publiques et rejette les offres d'alliance avec les grands partis. Ses dirigeants sont de tous les combats pour la défense des précaires. Kazuo Shii a fait une intervention remarquée au Toshikoshi Haken Mura, le "village des intérimaires pour passer l'année", dressé par des travailleurs sociaux le 31 décembre au cœur de Tokyo pour aider les nouveaux chômeurs. Même l'empereur n'a plus à s'inquiéter pour son trône. Les communistes sont prêts à le tolérer s'ils arrivent au pouvoir. Fini, le temps où le Parti faisait figure de formation antidémocratique et déstabilisatrice! Aujourd'hui, rien n'empêche Shii d'apparaître sur les très conventionnelles chaînes de télévision commerciales. Invité par Asahi Telebi en juin 2008, il se livre à une leçon de choses fondée sur Marx et Engels, évoquant l'excès de crédit, facteur d'excès de spéculation. Cela ne choque plus. Succès médiatique, succès populaire... Ne manque que le succès électoral. En 2005, le PCJ avait obtenu 7,3 % des suffrages et neuf élus à la Chambre basse. Cette année, l'impopularité du Premier ministre, Taro Aso, laisse présager une lourde défaite du camp conservateur. Au profit de qui? Le verdict tombera lors des prochaines élections législatives. En septembre, au plus tard.
Un ralentissement brutal
Le succès croissant du PC japonais auprès des jeunes s'explique en partie par les effets de la crise. En décembre 2008, le chômage a augmenté de 0,5 point, atteignant 4,4 % de la population active. Une progression d'un niveau jamais observé depuis quarante-deux ans. Hisashi Yamada, économiste de l'Institut japonais de recherche, estime que, si le produit intérieur brut (PIB) recule de 1 %, "le nombre de chômeurs pourrait augmenter de 1,5 million d'ici à 2010 et le taux de chômage atteindre 6 %". Or la Banque du Japon prévoit une contraction de 2 % du PIB en 2009."

* Les noms ont été changé

Philippe Mesmer de l'Express

lundi 2 mars 2009

Forte hausse du chômage en Europe

Eurostat, l’office européen des statistiques, a publié récemment les chiffres du chômage de l’Union européenne.

En janvier, le nombre de chômeurs dans les vingt-sept pays de l’UE a augmenté de 386 000, pour atteindre 7,6 % de la population active. En comparaison, en janvier 2008, le taux de chômage de l’UE était de 6,8 %. Soit deux millions de chômeurs en plus, dont plus de 1,6 million pour la seule zone euro.

Les économies de l’UE résistent plus ou moins bien. Avec 14,8 % de chômeurs, l’Espagne est le pays le plus touché par la hausse du chômage (+ 200 000 personnes en janvier), suivie par la Lettonie (12,3 %, contre 6,2 % en janvier 2008). Dans une moindre mesure, les autres pays européens enregistrent en janvier une augmentation des demandeurs d’emploi : + 33 000 en Autriche (4,0 %), + 56 000 en Allemagne (8,3 %), + 44 000 en Suède (7,3 %).

En ce qui concerne la France, le taux de chômage devrait passer, selon les experts d’Eurostat, de 7,8 % en 2008 à 9,8 % en 2009 et 10,6 % en 2010.

Les prévisions pour les mois à venir ne sont pas optimistes. Avec une récession qui ne cesse de s’aggraver (Bruxelles table sur une croissance négative de 1,8 % en 2009), l’UE devrait perdre 3,5 millions d’emplois dans l’année à venir.

Le taux de chômage devrait donc passer, en 2010, au-dessus de la barre des 10 % pour la première fois depuis 1998.

Site Huma

Brigade anti- vieux 2