mardi 24 mars 2009

Dieudonné à Villeneuve d'Ascq: communiqué de presse


Pendant que certains, à Villeneuve d’Ascq, font la promotion du
négationnisme, les organisations soussignées appellent leurs militants, leurs sympathisants et l’ensemble de la population attachée aux libertés et à la vérité historique à participer massivement à la 65ième commémoration annuelle du massacre d’Ascq de la nuit des Rameaux 1944. Rendez-vous leur est donné le samedi 4 avril à 21 h, place Jean Roques et/ou le dimanche 5 avril à 10 h 45, rue du Chemin Vert à Ascq.



Rassemblement Citoyen – Villeneuve d’Ascq,
Les Verts – Villeneuve d’Ascq, Parti Communiste Français – Villeneuve d’Ascq, SGEN – CFDT – Lille 1, SNESup – Lille 1, Parti Socialiste – Section de Villeneuve d’Ascq, Parti de Gauche – Comité de Lille – Villeneuve d’Ascq, SNPREES – FO, SNPTES – UNSA Nord-Artois

Les nouvelles créatures de Bolkestein

Le Parlement européen avait cru enterrer le plus dangereux de la directive Bolkestein. Croix de bois, croix de fer… On nous l’avait promis. Mais à la faveur d’obscurs jugements, la Commission européenne exhume les passages les plus néfastes de ce texte et les légitime au nom de la « concurrence libre et non faussée » qui reste le dogme du traité de Lisbonne, en dépit des votes des peuples français, néerlandais et irlandais. Même la crise et les ravages semés par ce libéralisme effréné n’ébranlent pas ce petit cénacle qui piétine sans remord l’expression démocratique des peuples européens. Les élus de la GUE au Parlement de Strasbourg, les parlementaires communistes et les candidats du Front de gauche viennent de porter au grand jour le procédé oblique par lequel Manuel Barroso et ses pairs ressuscitent cette directive. Ils sont en cela les porte-parole d’associations et de syndicats qui ont débusqué l’affaire, nichée dans des commentaires de jugements.

Le premier péril pèse sur les « services sociaux d’intérêt général » relatifs notamment au logement social, la garde des enfants, l’aide aux personnes. Exclus du champ de cette directive, ils y sont replongés par une communication de la Commission qui décrète qu’ils « relèvent désormais des règles régissant le marché intérieur et la concurrence ». C’est la logique du privé et du moindre coût qui s’emparerait de secteurs vitaux pour les familles modestes. De même, pour imposer le dumping social dans les frontières de l’UE, le statut de « société privée européenne » (SPE) vient d’être inventé pour, comme le note la Confédération européenne des syndicats, se soustraire aux législations les plus protectrices des travailleurs grâce aux statuts de la SPE. Même l’interdiction de détacher des travailleurs à prix cassé est mise en cause par les commissaires !

Nul doute que les manifestations européennes de salariés prévues en mai auront ces sujets à l’ordre du jour. Les élections européennes dans lesquelles s’engagent les principales forces politiques seront aussi une échéance de première importance. En effet, qui portera à la connaissance du public les mauvais coups fomentés dans le huis clos des cabinets bruxellois ? Les syndicats européens pourront-ils compter sur des députés résolus à les défendre et à devenir leurs relais jusque dans l’Hémicycle, par exemple contre la directive sur le temps de travail qui étend à toute l’UE l’opt out britannique autorisant jusqu’à 65 heures de travail hebdomadaires ? En face des deux grands partis qui dominent les institutions de l’Union européenne, les conservateurs du PPE et les sociaux-libéraux du PSE, il faut bien autre chose qu’un Daniel Cohn-Bendit, désormais converti au libéralisme, ou un François Bayrou, qui s’est aligné sur la Commission sur la plupart des grands dossiers, pour faire entendre la voix des salariés. Les députés de la Gauche unitaire ont su le faire durant ces dernières années. Les candidats du Front de gauche veulent poursuivre l’élan du « non » au référendum et changer l’Europe. Le retour de la directive Bolkestein montre qu’ils auront du pain sur la planche…

Patrick Apel-Muller Edito de l'Humanité

samedi 21 mars 2009

Vers la création d'une AMAP à Tressin

Des camarades de notre Section étaient présents lors de la première réunion de présentation du projet de création d'une AMAP ( Association pour le Maintien d'une Agriculture Paysanne) à Tressin.

Rappelons en quelques mots les objectifs d'une AMAP:

-Consommer des produits sains issus de l'agriculture locale en diminuant dans le même temps les transports coûteux et polluants

-Créer des liens de solidarité avec un exploitant par l'achat régulier d'un panier de légumes de façon à lui assurer un revenu convenable

-Assurer un développement économique et écologique des petites communes rurales

La commune de Tressin est proche de la nôtre et de ce fait cette AMAP pourrait intéresser les villeneuvois lassés d'empiler dans leur chariot hebdomadaire des produits médiocres et parfois inutiles....

Manger de bons légumes tout en luttant contre le capitalisme, voilà un programme vert et vitaminé qui concerne aussi les communistes!

Pour plus d'informations: Blog de l'AMAP de Tressin

DL

jeudi 19 mars 2009

Nous étions 3 millions dans la rue!

L’intransigeance du gouvernement n’a pas découragé le mouvement social. Bien au contraire ! Celui de Nicolas Srkozy devra revoir son attitude, à l’issue d’une journée de mobilisation sans précédent depuis l’élection du chef de l’Etat.

La marée monte, la colère gronde. Toute la journée, mails et coups de téléphone ont afflué à la rédaction de l’Humanité. « Bien mieux, plus nombreux que le 29 janvier » de Bretagne ou d’Auvergne, du Nord à Saint-Denis de la Réunion, le même constat, la même mesure. La mobilisation populaire, loin de s’épuiser face un président et un gouvernement lui opposant morgue et mépris affiché, s’est renforcée, s’est élargie à de nouveaux secteurs sociaux professionnels.

Les chiffres s’égrènent. Tous confirment la même tendance. Dans la matinée, la manifestation marseillaise établit un record : la barre des trois cent mille manifestants est franchie. Plus au nord, Grenoble affiche 60 000 manifestants, dans l’après-midi d’autres chiffres record s’alignent 75 000 à Nantes, 50 000 au Mans….. Dans la capitale, 350.000 Franciliens envahissent l’espace entre la République et la Nation. Dans les états-majors syndicaux, les calculettes s’affolent, le cap des trois millions de manifestants est en vue… Il sera atteint.

Les travailleurs du privé ont bravé en plus grand nombre la pression patronale, donnant aux immenses cortèges des manifestations une tonalité nouvelle. Lors des grandes grèves de 1995, les cheminots étaient soutenus par tout le monde du travail, qui « faisait grève par procuration ». Ce phénomène s’est répété depuis à plusieurs reprises. Jeudi, au contraire, tout se passait comme si chacun tenait à prendre sa place dans le mouvement. C’est seulement à ce prix que les salariés pourront établir un rapport de force qui fasse reculer l’intransigeance du couple Sarkozy-Parisot. Il faut dire que les travailleurs du secteur privé sont durement frappés pour permettre de maintenir à flot, par temps de crise, la grosse part du gâteau aux actionnaires, de garantir le pactole de stock options des hauts dirigeants et les parachutes en or des patrons déchus.

Dans les rues de Compiègne, qui a connu sa plus puissante manifestation de mémoire de syndicaliste, les ouvriers de Continental ont été accueillis par une haie d’honneur. Victimes d’un chantage à l’emploi, qui les a conduits à subir une augmentation gratuite du temps de travail pendant deux ans, ils ont appris que leur patron, le groupe allemand Schaeffler va fermer l’usine pourtant bénéficiaire. Des millions de salariés se reconnaissent dans le combat des « Continental » dans la colère contre le scandale des licenciements « boursiers »

Ils sont descendus dans la rue, les ouvriers de Caterpillar, de la région grenobloise, que cette société multinationale (production d’engins de chantier) veut liquider. Ceux de Rhodia, de Sanofi, les travailleurs de l’automobile, mais dans chaque rassemblement, dans les villes les plus modestes, où l’on a manifesté aussi en plus grand nombre, les banderoles des syndicats des entreprises locales côtoient celles des enseignants, des travailleurs de la santé. Et dans les rangs des manifestants, des hommes et des femmes participent à leur première manif, n’imaginaient même pas devoir un jour battre le pavé contre l’injustice sociale. Combien sont-ils ces primo-manifestants, clercs de notaires, secrétaires dans des PME qui, faute de disposer d’une force syndicale, ont posé des RTT pour aller manifester ? Les sondages indiquent, les uns après les autres, que la majorité des Français soutiennent les manifestations contre la politique du gouvernement et, pour beaucoup, sont prêts à y participer. Une tendance qui va crescendo, le dernier en date, de l’IFOP, estimait à la veille du 19 mars que la journée de mobilisation était soutenue par 78 % des Français. La journée de jeudi a confirmé cette évaluation.

L’unité syndicale, réaffirmée, a puissamment contribué à la dynamique. Ils se rencontrent dès vendredi à onze heures pour déterminer la suite du mouvement. Les responsables des confédérations auront analysé les réactions du gouvernement, dont l’intransigeance face aux revendications salariales n’a guère découragé le mouvement social, bien au contraire. Le soutien affirmé de la gauche affirmée dans un texte commun a aussi contribué à cette dynamique. Fait nouveau, ces manifestations ont été l’occasion d’une présence remarquée du Front de gauche crée à l’initiative du PCF et du Parti de Gauche.

Jean-Paul Piérot, site Huma

mardi 17 mars 2009

Meeting du Front de Gauche à Lille

Grand succès pour le meeting du Front de Gauche, samedi après-midi, au Zénith de Lille.

Plus de 1 500 militants du PCF, du Parti de Gauche, de la Gauche Unitaire (le courant unitaire du NPA) ainsi que de nombreux syndicalistes de l'automobile, de l'hôpital ou de l'Education Nationale étaient rassemblés dans la salle du Zénith.

Fabien ROUSSEL, membre du secrétariat fédéral de la Fédération PCF 59 et Eric CORBEAUX, premier secrétaire fédéral de la Fédération PCF du Nord ont donné la parole à des syndicalistes venus de tous les horizons comme le représentant syndical CGT de Faurecia Auchel invité à venir lire une déclaration demandant à ce qu'on « prenne une loi pour empêcher de faire fermer les boîtes ! », mais aussi Fabien PAVOT, Secrétaire Départemental CGT Poste et Télécommunication, Loïc PENNE, médecin urgentiste, Antonio DE ALMEIDA, Délégué européen CGT de Renault Cléon ou encore Eric FELINI, membre du comité central du groupe TOTAL.

Le Front de Gauche est soutenu par de nombreuses forces dans toute l'Europe. Présent samedi, Giorgos KARATSIOUBANIS, membre du Conseil Central du Neolaia Synaspimo est revenu sur la lutte exemplaire de la jeunesse grecque. Brian CARTHY, représentant du Sinn Fein au Parlement européen a dénoncé les manoeuvres du gouvernement irlandais pour contourner le vote Non du peuple irlandais lors du référendum sur le Traité de Lisbonne. En Irlande comme en France, les élites politiques libérales construisent l'Europe contre la souveraineté populaire.

Ce fut ensuite autour de Michelle ERNIS, conseillère municipale normande du NPA de prendre la parole pour expliquer le sens de l'engagement de la Gauche Unitaire, le courant unitaire du NPA dirigé par Christian Picquet au sein du Front de Gauche. Regrettant l'attitude d'isolement d'Olivier Besancenot et du NPA, Michelle Ernis a appelé le NPA à rejoindre le Front de Gauche.

Marc DOLEZ, député du Parti de Gauche de Douai, fustigeant le ralliement de la social-démocratie au traité de Lisbonne a appelé à la levée d'une "dynamique citoyenne comparable à celle de 2005 en faveur du seul vote utile pour proposer et s'opposer au libéralisme."

Alain BOCQUET, député-maire PCF de Saint-Amand-les-Eaux, a souligné l'urgence d'une loi pour interdire les licenciements boursiers avant de lancer un appel à "tous les électeurs, quel qu'ait été leur vote au référendum de 2005 pour faire reculer les choix libéraux."

Pour terminer, Jacky HENIN a mis en garde la foule présente au Zénith : "N'écoutez pas ceux qui vous disent que ces élections et le parlement européen ne servent à rien. Le problème du parlement européen, ce n'est pas ses pouvoirs, c'est qu'il se trouve en son sein une majorité de députés pour voter les directives libérales."

Offensif, Jacky Hénin a été longuement applaudi par les militants communistes, du Parti de Gauche, du NPA et les syndicalistes présents dans la salle.

Porté par une forte dynamique de rassemblement, le Front de Gauche est en marche pour faire réélire Jacky Hénin et pourquoi pas, gagner un deuxième siège de député dans la grande région Nord-Ouest.

Aux côtés des syndicalistes et des militants du mouvement social, les communistes seront dans les luttes le 19 mars prochain avec l'ambition de faire au moins aussi bien que le 29 janvier dernier, mais pour la première fois, avec le Front de Gauche, les salariés qui luttent auront un débouché politique porteur d'espoir. Le rassemblement de toute la gauche de la gauche avec le Parti Communiste dans le Front de Gauche peut faire bouger les lignes en France et en Europe.

Samedi soir, c'est toute la foule présente au Zénith de Lille qui partageait ce même espoir.

D'après le blog de David Noël, PCF Hénin-Beaumont

lundi 16 mars 2009

Salvador : le candidat de la gauche, Mauricio Funes, élu président


Son élection met fin à vingt années d’hégémonie de la droite dans ce petit pays d’Amérique centrale.

"Je suis le président élu de tous les Salvadoriens", a déclaré le candidat de l’ex-rébellion armée du Front Farabundo Marti pour la libération nationale (FMLN), vaincue en 1992, grâce à l’appui de Washington, après une guerre civile de douze ans qui a fait 75.000 morts.

Selon des résultats quasi-définitifs - 92% des bulletins dépouillés -, cet ancien journaliste vedette de la télévision, âgé de 49 ans, l’emporte avec 51,2% des voix, contre 48,7% au candidat du parti conservateur au pouvoir, Rodrigo Avila, qui a reconnu sa défaite.

Mauricio Funes s’est présenté comme "le vrai président de la vraie reconstruction du pays, qui commence par la reconstruction des personnes". Il succède à Elias Antonio Saca, qui ne pouvait pas se représenter car la Constitution interdit de faire deux mandats successifs.

Son élection a été célébrée par des milliers de ses partisans, surtout des jeunes, dans les rues des grandes villes de ce pays d’un peu moins de 6 millions d’habitants.

"Le Salvador est à l’aube d’une nouvelle ère de changement", a déclaré un tribun sous les applaudissements de la foule vêtue de rouge, la couleur du parti de M. Funes, lors d’un rassemblement organisé à quelques encablures de la résidence présidentielle.

Le président vénézuélien de gauche Hugo Chavez, qui se veut le chef de file de la gauche radicale latino-américaine, a salué la victoire "incontestable du courageux journaliste Mauricio Funes", qui "consolide la vague de fond historique qui s’est levée dans toute l’Amérique latine et dans les Caraïbes dans cette première décennie du XXIe siècle."

Des parlementaires américains avaient évoqué des "menaces potentielles" pour les "intérêts de sécurité nationale" dans le cas d’une victoire de l’ancienne rébellion, mais le responsable du Département d’Etat pour l’Amérique latine, Tom Shannon, avait annoncé que Washington respecterait le résultat du scrutin et travaillerait avec le vainqueur, quel qu’il soit.

Depuis l’intervention décisive de Washington contre la guérilla, le Salvador est "américanisé", avec une économie "dollarisée" au sens propre du terme, puisque le billet vert est la monnaie nationale.

Le Salvador, qui vient de rapatrier d’Irak son contingent de 200 militaires, a aussi été le seul pays d’Amérique latine à y être resté jusqu’à la fin du mandat de l’ONU, le 31 décembre.

M. Fuentes sera investi à la présidence le 1er juin prochain. Il ne pourra pas gouverner seul car le FMLN n’a pas la majorité absolue au parlement malgré sa victoire aux législatives de janvier. Il devra donc composer en nouant des alliances avec les partis minoritaires, comme le faisait déjà M. Saca.


Carlos Mauricio Funes, fort d’une popularité acquise comme journaliste vedette comme journaliste de la chaîne de télévision américaine CNN en espagnol, a détrôné dimanche la droite au pouvoir au Salvador depuis 20 ans.Cet homme de 49 ans portait dans ce scrutin les couleurs de l’ancienne rébellion du Front Farabundo Marti pour la libération nationale (FMLN). En 1992, le gouvernement conservateur du Salvador n’en était venu à bout qu’avec l’aide des Etats-Unis.

Pendant la guerre civile déclenchée en 1980 qui allait faire 75.000 morts jusqu’en 1992, dont son frère aîné Roberto, tué par la police, il avait bravé le gouvernement conservateur en interviewant ses ennemis, les dirigeants du FMLN, dont il allait rejoindre les rangs plus tard.

Funes, qui se définit comme un homme à la "pensée de gauche", a été élu avec comme vice-président l’ex-commandant Salvador Sanchez Ceren, 64 ans, un ancien enseignant devenu aussi un des chefs militaires historiques de la guérilla, avant d’en diriger la branche législative.

Mauricio Funes, né le 18 octobre 1959, a épousé en secondes noces Wanda Pignato, militante brésilienne du Parti des travailleurs du Brésil pour l’Amérique centrale, et il est père de cinq enfants.

L’un d’eux, Alejandro, a été assassiné en octobre 2007 à Paris, où il étudiait la photographie.

Site Huma

jeudi 12 mars 2009

Message d'Evo Morales au Front de Gauche

Depuis la Présidence de la Bolivie, permettez-mois de vous envoyer un salut très cordial, affectueux et solidaire à l’occasion de votre réunion de ce 8 mars, jour des femmes. Une date très opportune pour promouvoir un projet d’unité de la gauche

L’Humanité est confrontée au changement climatique et à une crise financière qui nous obligent plus que jamais, nous révolutionnaires du monde, à nous unis pour affronter le capitalisme. C’est pourquoi nous nous réjouissions d’apprendre que vous vous avez formé un Front de Gauche afin d’additionner vos forces contre le capitalisme à l’occasion des prochaines élections européennes. Notre parti, le Mouvement au Socialisme – Instrument pour la Souveraineté des Peuples (MAS-IPSP) a uni les secteurs politiques de gauche et les organisations indiennes, ce qui nous a permis d’accéder au gouvernement. Nous travaillons tous pour changer la mentalité sectaire, et ainsi substituer le capitalisme qui règne en maître.

Nous savons que vous tous vous êtes mobilisés pour les mêmes causes pour lesquelles nous luttons ici, et que vous avez été solidaires de nos luttes. Comme nous, vous luttez contre la directive du retour de immigrés, -appelée la directive de la honte-, qui soumet nos compatriotes aux humiliations, et qui est une honte pour l’Europe ; nous luttons ensemble contre le pillage de nos richesses et contre la privatisation des services publics dans le monde entier. En Bolivie, notre Constitution établit que l’accès à l’eau et aux services publics essentiels est reconnu comme un droit humain.

Vous êtes, comme nous, engagés contre la signature de traités de libre-échange entre l’Union européenne et les pays en développement, qui signifient le prolongement du colonialisme sous de nouvelles formes. Nous sommes engagés en faveur de l’établissement de relations internationales entre les peuples fondées sur la coopération, la solidarité et la complémentarité. Comme nous, vous luttez pour le respect de la ”Tierra Madre” et pour le respect de l’environnement. Afin que les travailleurs des campagnes et des villes de nos pays puissent “VIVRE BIEN”, en harmonie avec tous les êtres humains et avec la nature.

Voici quelques exemples des causes pour lesquels nous luttons ensemble et pour lesquels nous devons renforcer notre coopération.

Nous avons besoin d’une gauche européenne forte, pour le bien de l’Humanité.

Nous vous souhaitons une réunion fructueuse, une campagne efficace et d’excellents résultats électoraux le 7 Juin prochain.

Evo Morales Ayma

Président de la Bolivie Etat plurinational communautaire

Brigade anti- vieux 2