jeudi 20 mai 2010

Les retraites: un enjeu de civilisation













On peut dire que le système de retraite est un instrument qui permet de mesurer le degré de civilisation d'un pays.
Ci-dessous une analyse de Marie-George Buffet qui évoque entre autres les propositions du PS ainsi qu'un lien vers les arguments et propositions du PCF



Le débat sur la réforme des retraites prend une voie dont l’issue est déjà connue : l’échec. L’allongement de la durée des cotisations, déjà expérimenté lors des réformes précédentes, vide de son sens le droit effectif à la retraite à 60 ans.

Après l’annonce du plan gouvernemental qui nous propose de « Travailler plus longtemps pour gagner moins », les propositions du PS déçoivent. En s’inscrivant dans l’allongement de la durée de cotisation, le parti socialiste prend le mauvais chemin.

A quelques jours de la grande journée de mobilisation du 27 mai, nous avons besoin à gauche d’idées neuves, de propositions audacieuses pour une réforme juste et efficace. Seule une offensive déterminée, avec des contre-propositions claires et précises au projet de la droite est de nature à mettre en échec le plan gouvernemental. Elles passent par : Le développement de l’emploi qualifié et bien rémunéré.

Une réforme du financement passant par une refonte des cotisations favorisant les entreprises qui réduisent l’emploi et les salaires et pénalisant les autres.

La mise en place de cotisation au même taux que pour les salaires sur les revenus financiers des entreprises pour la protection sociale

Le plan gouvernemental de casse des retraites s’inscrit dans une politique européenne d’austérité aux mesures socialement et économiquement dangereuses. Refusons que nos pays emboîtent le pas de cette capitulation devant les profiteurs de la crise.

Marie-George Buffet, Secrétaire nationale du PCF

Paris, le 19 mai 2010.div>



http://www.onnebatpasenretraite.fr/?q=content/r%C3%A9forme-des-retraites-arguments-et-propositions

vendredi 14 mai 2010

Les Ultra-libéraux ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnait !

les tontons flingueurs








En voulant examiner les projets des budgets des pays de la zone euro avant qu’ils ne soient votés par les parlements nationaux, la commission européenne veut imposer la mise sous tutelle de ces parlements.

L’exécutif européen s’était déjà distingué par un laissez-faire généralisé aux marchés financiers pour leur permettre de spéculer en toute impunité, se permettant même de voler à leur secours en pleine tempête financière.

Non-contents d’imposer l’orthodoxie budgétaire, les marchés financiers veulent maintenant cadenasser la démocratie.

Devant un tel scandale et pour paraphraser Michel Audiard, « les Ultra-libéraux ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnait ! ». A l’image de la mobilisation en Grèce et de la riposte qui commence à s’organiser dans notre pays face au plan de rigueur mis en place par le gouvernement, la commission européenne doit savoir que les peuples ne se laisseront pas manipuler de la sorte.

Que Bruxelles arrête de prendre ses désirs pour la réalité. Le pouvoir des actionnaires n’a pas encore remplacé la démocratie !

Pierre Laurent, Coordinateur national du PCF

Paris, le 12 mai 2010.

lundi 10 mai 2010

Les Communistes du Nord et du Pas de Calais avec le Peuple Grec.


SOLIDARITÉ AVEC LE PEUPLE GREC

CE N’EST PAS AUX PEUPLES D’EUROPE

DE PAYER LA CRISE

Les Fédérations du Nord et du Pas de Calais du PCF appellent à un rassemblement ce mercredi 12 mai à partir de 12h30 place des Buisses (entre la gare Lille Flandres et Lille Europe) en présence de Jacky Hénin Député Européen et Alain Bocquet Député Maire de St Amand les Eaux, pour manifester notre solidarité au peuple Grec et dénoncer la cure d’austérité que le FMI et les gouvernements européens lui imposent.

Pour les mêmes raisons, le gouvernement Français prévoit des réformes douloureuses pour notre peuple. Cette initiative sera aussi l’occasion de dire haut et fort que ce n’est pas aux peuples européens de payer la crise.

Michelle DEMESSINE, Sénatrice du Nord

Ci dessous le rassemblement organisé par le PCF à Paris dimanche 9 mai (cliquer sur le lien)
http://www.pcf.fr/spip.php?article4786

vendredi 7 mai 2010

Tous dans la rue le 27 mai!


Avant même le sommet social du 10 mai (le président reçoit patronat et syndicats), le gouvernement annonce un plan d'austérité pour les 3 ans à venir un plan "à la grecque" de réduction des déficits publics.

Décidément, la droite ne recule devant aucun sacrifice ........pour les services publics et les usagers. En revanche, pour les plus riches, pas question de remettre en cause le bouclier fiscal ou encore la loi TEPA (15 milliards d'€ essentiellement au profit des catégories les plus aisées). Comme disait Alphonse Allais, il faut prendre l'argent où il se trouve, chez les pauvres, ils n'en ont pas beaucoup mais ils sont nombreux!

Pour ce gouvernement, les nantis sont les fonctionnaires (trop nombreux, trop de sécurité de l'emploi), les retraités (trop vite en retraite, des pensions trop élevées), les chômeurs (trop d'allocations) et, plus généralement l'ensemble des salariés (pas assez précaires, trop bien payés, trop râleurs quand on les licencie).
Pour ce gouvernement, les exploités sont les grands patrons obligés de licencier pour conforter leurs bénéfices et de délocaliser pour trouver une main d'oeuvre moins chère que ces nantis cités plus haut.

Heureusement pour le gouvernement, il existe une opposition "responsable" pas comme le Front de Gauche, le NPA ou LO qui ne pensent qu'à mieux répartir les richesses produites par le pays au détriment des profits. Quels "irresponsables" passéistes!

Non, il existe une "gauche responsable" donc. Michel Sapin, ancien ministre socialiste justifiait hier, sur France Culture, le plan d'austérité promulgué par le gouvernement socialiste grec: "Le gouvernement de droite précédent a trop donné aux riches, il faut bien un plan d'austérité qui s'applique à tous" a-t-il dit en substance et aussi:"si on ne prend qu'aux plus riches, on ne récolte pas grand-chose" (revoici Alphonse Allais!). Quelle hauteur de vue! Un esprit simple proposerait bêlement que les riches rendent ce qu'on leur a donné indûment!
De manière tout aussi "responsable", le groupe socialiste français a voté comme un seul homme le prêt à la Grèce: un prêt à 4% pour une somme que la France empruntera à 2% (ah la bonne affaire!) et qui aura comme contrepartie un plan d'austérité draconien (c'est le cas de le dire) imposé au peuple grec.

Il est quand même difficile de se reconnaître dans cette majorité "responsable" et cette opposition "responsable". Il est grand temps qu'émerge une vraie gauche "irresponsable" qui répartisse autrement les richesses.

En attendant, c'est dans la rue qu'il faut combattre le libéralisme et son plan d'austérité. L'intersyndicale CGT-FSU-CFDT-Solidaires-UNSA appelle à une journée d'action le jeudi 27 mai pour l'emploi, les salaires et les retraites.
Le 27 mai, manifestons notre colère contre les gens "responsables" qui nous ont conduit dans le mur de façon "responsable" bien sûr!

Didier Costenoble

mercredi 5 mai 2010

L'Etat fait la sourde oreille pour payer intégralement trois de ses agentes au lycée Queneau.


Il s'agit de trois personnes en contrats aidés (précaires, sous payés, de courte durée) du lycée Queneau défendues par les personnels de Queneau.



http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Villeneuve_d_Ascq/actualite/Secteur_Villeneuve_d_Ascq/2010/05/05/article_les-professeurs-mobilises-face-au-rector.shtml

dimanche 2 mai 2010

Retraites: les contre-vérités du gouvernement et des médias

SM > PAS DE RETRAITE DANS TA TETE from SEB MUSSET on Vimeo.




"Dans un pays dont l'espérance de vie augmente d'un trimestre chaque année nous n'avons d'autre solution que de travailler plus longtemps" (Xavier Darcos alors ministre du travail le 12 janvier devant le Sénat)

Quel rapport? Tout au long du 20ème siècle, le temps de travail a diminué (horaire hebdomadaire, congés payés, retraite) alors que l'espérance de vie a augmenté

"Autour de nous, dans tous les pays européens, on repousse l'âge légal de la retraite" François Fillon, 15 juin 2009, salon du Bourget

Et alors? En 1792, la France était le seul état européen à se doter d'une République: avait-elle donc tort?
Sachant que, actuellement, l'âge moyen de cessation d'activité est de 58,5 ans, repousser l'âge de départ à la retraite n'aura pour effet que d'allonger la période de chômage, de maladie ou d'invalidité que connaissent les salarié-es en fin de carrière.

"Actuellement, il y a 2 salariés pour un retraité, en 2050, il y aura un salarié pour un retraité"

C'est vrai et alors? En 1960, il y avait 4 salarié-es pour un-e retraité-e. Cela n'a pas empêché la société de financer les retraites et, notamment, le passage de l'âge de départ de 65 ans à 60 ans pour le privé. C'est oublier qu'un salarié de 2010" produit" beaucoup plus qu'un-e salarié-e de 1960 et, probablement, beaucoup moins qu'un-e salarié-e de 2050.

"Une réforme sans tabou (il faut entendre par là une réforme qui augmente la durée de cotisation et/ou qui repousse l'âge de départ légal et/ou qui diminue le montant des pensions) est indispensable si on veut garantir le financement des retraites"

La même chanson nous a été entonnée en 1993 (réforme Balladur: 40 ans de cotisation dans le privé) et en 2003 (réforme Fillon: 40 ans de cotisation aussi dans le public puis allongement programmé dans le public et dans le privé pour arriver à 42 ans en 2020) et, manifestement, le financement n'est toujours pas garanti. En revanche les salarié-e-s du public comme du privé ont vu leurs retraites diminuées de plus de 20% entre avant et après ces deux réformes!

En réalité, il est possible de financer les retraites sans que les salariés et les retraité-es ne fassent d'efforts supplémentaires. Il est également possible de revenir sur les réformes de 1993 et de 2003.
Il y a plusieurs pistes:
  • revenir sur les exonérations de cotisations sociales dont on n'a jamais pu prouver l'utilité en matière de créations d'emplois (plus de 25 milliards d'euros cette année quand le déficit de l'assurance vieillesse est de 10 milliards d'euros).
  • une autre politique de l'emploi qui permette de diminuer le chômage.
  • une augmentation généralisée des salaires qui augmenterait automatiquement les cotisations (rappelons que la part des salaires et des retraites a diminué de 10 points du PIB au bénéfice des profits depuis 25 ans)
  • Augmenter le taux de cotisation patronale. Cela s'est fait plusieurs fois dans l'histoire de notre régime de retraite sans nuire le moins du monde à l'économie de ce pays
Pour terminer, le COR (Conseil d'Orientation des Retraites), organisme majoritairement constitué de membres favorables à une dégradation pour les salarié-es) avance qu'il faudra faire passer la part du PIB consacrée aux retraites de 13% actuellement à 19% en 2050. Mais ce PIB (toujours selon le COR) aura doublé en 2050. Cela revient à dire qu'il resterait en 2050, 3280 milliards d'euros (retraites payées!) contre 1740 milliards d'euros en 2010.
En fait, c'est un choix de société:
-Une société où les salarié-es et les retraité-es vivent tous et toutes correctement --Ou alors une société où l'écrasante majorité de la population se serre la ceinture pour que quelques un-es vivent dans le luxe.
On a le droit de préférer cette dernière solution mais dans ce cas, il faut le dire plutôt que de se répandre en mensonges éhontés!

Didier Costenoble

jeudi 29 avril 2010

Solidarité avec le peuple grec!


Le synaspismos est la coalition du mouvement, de la gauche et de l'Ecologie

Le KKE est le Parti Communiste Grec




Signez la pétition de soutien au peuple grec

L’insulte faite 
au peuple grec
La Grèce s’insurge contre le FMI. Les propos de Christine Lagarde rejetant la « complaisance » envers Athènes révoltent. La pétition lancée par l’Humanité est relayée par la presse hellénique.
Athènes (Grèce), envoyé spécial.

Àpeine six heures après que le premier ministre Georges Papandréou (Pasok, social-démocrate) a annoncé son intention de recourir au plan de soutien UE-FMI, six mille personnes ont manifesté vendredi à Athènes. Une banderole disait tout haut ce que la majorité des Grecs pense tout bas   : « IMF go home » (FMI dehors) Selon un sondage, 92 % d’entre eux sont convaincus que le recours au FMI entraînera de nouvelles mesures drastiques et 65 % pensent qu’il va influencer négativement sur leur vie.

« C’est un jour sombre pour la Grèce et pour l’Europe », constate Alexandros Konstantinou, jeune du parti de gauche Synaspismos. Sombre car l’appel au plan décidé le 25 mars à Bruxelles a une conséquence immédiate  : « Les politiques classiques du FMI (réduction des dépenses publiques, baisse des salaires…) sont dorénavant inscrites et légitimées dans le cadre européen », comme le souligne l’économiste Yannis Dragassakis (1).

Certes, en Europe, le discours sur la solidarité est de mise. Ainsi, Christine Lagarde, la ministre française de l’Économie, a-t-elle déclaré au JDD  : « Lorsqu’une partie du territoire (européen) est attaquée et que notre devise commune est sous pression, on est tous tenus d’être solidaires », avant de préciser que « cela ne veut pas dire qu’il faille être complaisant » (lire l’apostrophe ci-dessous).

« Les conséquences seront graves »

« Complaisant ». Les Grecs apprécieront. Les taux appliqués à leur pays ont atteint les 9 %. Avec le plan de soutien, ils pourraient « tomber » à environ 5 %, quand les États prêteurs emprunteront eux-mêmes à un taux bien inférieur. Dans ce cadre, la pétition lancée par l’Humanité suscite un fort intérêt. Quant au prêt du FMI, il sera accompagné d’une dose de réformes. « Je crois que nous vivons un moment historique. La Grèce est le premier pays européen de la zone euro où le FMI pose son pied, s’inquiète Yannis Skalidatis, enseignant de trente-deux ans. Les conséquences seront graves. Je crains des licenciements dans l’enseignement public. »

Crainte justifiée. Le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, a conditionné l’aide de son pays  : elle « dépend entièrement de savoir si la Grèce va poursuivre dans les années qui viennent la stricte politique d’économies qu’elle a engagée. J’ai été très clair avec le ministre grec des Finances », a-t-il expliqué dans le Bild, avant des élections régionales où la CDU, au pouvoir, pourrait voir son score chuter. La solidarité a ses limites.

Pendant ce temps, la Grèce s’enfonce dans la crise. Le déficit public a été revu à la hausse, « à cause d’une baisse du PIB grec, c’est-à-dire une baisse de la production », précise Yannis Dragassakis. Le taux de chômage augmente (11,3 % en janvier 2010, contre 10,2 % en décembre 2009). L’inflation, qui mesure la hausse des prix, est la plus haute de la zone euro (3,4 % entre février et mars). Mais les options politiques et économiques européennes restent les mêmes  : le libéralisme avant tout

Fabien Perrier

(1) L’entretien est disponible sur le site de l’Humanité (www.humanite.fr) Des radios, des chaînes 
de télévision s’intéressent 
à la « pétition de l’Humanité en faveur du peuple grec ». Samedi, en première page, le quotidien I Avghi donnait largement la parole à Jean-Paul Piérot. Le lendemain, Patrick Le Hyaric était à la une, avec ce titre : « Nous avons besoin d’une monnaie commune mais pas d’une monnaie unique. » Le journal Epochie a publié un entretien avec Patrick Apel-Muller. Hier, plus de cinq cents signatures figuraient 
sur le site humanite.fr


l'Humanité du 26 avril


Brigade anti- vieux 2