samedi 21 août 2010

Roms : communiqués du PCF et du collectif Romeurope.


Les Roms sont des citoyens européens depuis 2007. Ils ont des droits que la France a l’obligation de respecter.

Les pathétiques gesticulations sécuritaires d’Hortefeux n’y changeront rien. Nous sommes face à un risque humanitaire majeur. Leur situation sanitaire et sociale ne peut se régler à coup d’expulsions spectaculaires, de démontage de campement pour les journaux télévisés du soir. Ces pratiques d’un autre âge doivent cesser. La situation des Roms est bien connue. Chassés de ville en ville, de pays en pays, ils sont fragilisés, précarisés et de ce fait les premières cibles de toutes les formes de trafic. Le degré de civilisation d’une société se mesure au sort qu’elle réserve à ses membres les plus fragiles. Au vu de la situation que subissent les Roms, ce n’est pas vraiment glorieux pour l’Union européenne. Au lieu de se repasser les populations comme une patate chaude, il est de première urgence que l’Europe et les États qui la compose décident enfin d’engager les moyens pour mettre fin à cette situation qui n’a que trop duré. Un plan de sédentarisation à l’échelle européenne des populations Roms doit être organisé au plus vite. Seul l’accès de la population Roms à l’autonomie, à l’éducation, aux services publics, au travail est capable de changer réellement la donne. Les collectivités territoriales ne peuvent seules affronter cette question qui est avant tout une compétence de l’État. Tout autre mesure, telle la stratégie du bouc émissaire que cultive notre gouvernement à satiété pour masquer ses échecs successifs, ne fait que mettre de l’huile sur le feu, à défaut de gagner du temps. Parti communiste français - Paris le 18 août 2010


COMMUNIQUE DE PRESSE DU COLLECTIF ROMEUROPE
DU 22 JUILLET 2010


Roms : N'inversons pas les responsabilités !


Le Collectif Romeurope exprime ses plus vives inquiétudes suite aux déclarations du Président de la République après les événements dramatiques intervenus à Saint Aignan (Loir-et-Cher) et dénonce l’amalgame fait entre les Gens du voyage et les Roms et la stigmatisation de ces deux populations.
Alors que le Gens du voyage sont des français qui ont la particularité de vivre en caravane et d'être itinérants toute ou partie de l’année, les quelques 15 000 Roms présents en France sont essentiellement venus de Roumanie et de Bulgarie, citoyens européens bénéficiant de la liberté de circulation en France.
Mais le Gouvernement français a imposé, au moment de l'entrée en 2007 de la Roumanie et de la Bulgarie au sein de l'Union européenne, des mesures transitoires qui excluent en pratique les ressortissants de ces deux pays du marché de l'emploi et des prestations sociales. Ne pouvant travailler légalement ni avoir des ressources régulières, ils sont contraints de vivre dans de véritables bidonvilles ou abris précaires.
Depuis le début de l'été, les expulsions de familles Roms de leurs lieux de vie se multiplient partout en France, dernièrement à Saint Denis ou encore à Dunkerque, avec pour seules alternatives une nouvelle errance ou une aide au retour au pays d'origine. Ces éloignements « volontaires » aident à gonfler les statistiques du Ministère de l'Immigration artificiellement car nombre de ces « expulsés » peuvent – fort heureusement- revenir en France dans les semaines qui suivent. Ces familles sont ainsi, en fait, seulement déplacées d'une commune à une autre, dans une précarité croissante.
Abroger ces mesures transitoires pour ces citoyens européens et leur permettre un libre accès à l'emploi, mobiliser les dispositifs existants de droit commun pour les accompagner dans leurs projets de vie, et mettre en oeuvre le droit à un habitat digne pour tous par la construction massive de logements accessibles pour répondre à la crise du logement, seraient une meilleure réponse que d'en faire les boucs émissaires d'une politique sécuritaire inefficace.
Qu’il s’agisse des Gens du voyage ou des Roms, il est urgent que le gouvernement cesse de confondre des situations et des actes avec les origines des personnes concernées.
CONTACTS : Malik SALEMKOUR, 06-07-12-64-37 Stéphane LEVEQUE, 01.40.35.00.04

vendredi 13 août 2010

Je rentre dans mon pays à cause du climat raciste en France.


Par SAE | ingénieur ( pris sur le site de RUE 89)

Depuis près d'un an (avec le lancement du débat sur l'identité nationale), plusieurs membres du gouvernement et de la majorité se sont succédés avec des amalgames, des propos racistes à peines voilés.

En tant qu'immigré marocain, je vis toutes ces déclarations et lois sécuritaires qui visent particulièrement la communauté musulmane (et depuis quelque temps les gens du voyage et les Roms) comme une profonde humiliation. Et c'est pour ça que je rentre chez moi… Et je ne suis pas le seul.

Je suis ingénieur, 25 ans, gagnant 2 700 euros net par mois, je n'ai jamais été arrêté ni même contrôlé de ma vie, je suis athée (agnostique pour être précis), j'adore le saucisson, la bonne bière, le rugby et passe mes étés à faire la tournée des festivals. Je ne fais donc pas partie de la catégorie de personnes visée par les attaques populistes de l'UMP.

Toutefois, deux phénomènes ont été, à mes yeux, clairement aggravés par ces propos décomplexés.

1. Le premier est que les gens (Français) ne comprennent pas pourquoi c'est blessant pour moi d'entendre des blagues racistes.

Evidemment, j'ai toujours eu droit aux blagues racistes depuis mon arrivée en France. J'en riais, mais je me suis cependant toujours gardé le droit de remettre les personnes à leur place quand leurs blagues sont blessantes et/ou pas drôles.

Depuis un an, je ne supporte plus les blagues racistes. Le fait qu'un ministre de l'Intérieur fasse une de ces blagues montre à quel point les clichés sont profondément implantés dans l'imaginaire français. Et le fait que l'on me rapporte à un cliché m'est devenu insupportable.
2. Le second point est le regard de « la petite vieille » dans la rue. Son regard est plus vif. Son sac est plus serré entre ses bras. Ses jambes bougent plus vite quand je passe trop près.

Et, personnellement, je comprends cette dame ou ce monsieur (parce qu'un homme peut très bien correspondre au concept de « la petite vieille ») qui, en ouvrant son journal ou en allumant sa télé, entend que la délinquance est liée à l'immigration, que le jeune musulman n'a pas de travail, que l'islam est incompatible avec les valeurs de la France… Moi-même j'ai peur d'y croire.

Resté en France après les études

Je fais partie de la communauté des étudiants étrangers restés en France pour travailler après la fin de leurs études. Cette communauté est loin d'être négligeable en écoles d'ingénieurs. Dans la mienne (une des grandes écoles françaises), la proportion d'étudiants marocains (qui n'ont pas la nationalité française) dépasse les 15%. Je retrouve une proportion de 10% dans le milieu du travail.

Mes connaissances rapportent des proportions équivalentes (entre 10% et 15%) parmi leurs collègues dans les domaines des télécoms, de l'informatique ou encore dans la finance. Le Maroc est ainsi un gros fournisseur d'ingénieurs à la France (je n'ai néanmoins pas connaissance de chiffres précis).

Cependant, de plus en plus de ces personnes repartent dans leur pays d'origine. En effet, le gouvernement marocain investit massivement dans des politiques encourageant le « nearshoring » [délocaliser à proximité, ndlr], notamment dans le domaine des nouvelles technologies.

Ces politiques impliquent un appel d'air pour les ingénieurs. Le marché du travail des ingénieurs est d'ailleurs très demandeur. Des anciens camarades d'école ont pu obtenir des salaires approchant les 20 000 dirhams net par mois (dix fois le Smic ! ) à la sortie de l'école d'ingénieurs.

La dynamique du pays (la situation est à étendre à d'autres pays) est telle que la croissance est de 5%. Ce chiffre est à comparer avec la situation économique actuelle.
Agnostique et mal à l'aise

Je suis parti du Maroc parce que la liberté de culte n'y est pas respectée… Mais elle ne l'est pas plus en France. J'ai quitté le Maroc pour plusieurs raisons. La première est qu'à mon adolescence, je me suis rendu compte que j'étais agnostique, ce qui est profondément incompatible avec la pratique de l'islam de ma famille et de la société marocaine dans son ensemble.

La deuxième est le vide culturel et artistique de la société marocaine. Je rêvais, en effet, de pouvoir jouer de la musique, assister à des concerts, aller au cinéma, assister à des expositions et visiter des musées.

Ma ville natale (Agadir) en manquait terriblement. Il n y avait qu'une salle de cinéma insalubre qui ne passe que des blockbusters âgés de quelques années. Il n y avait ni musée ni expositions. Et le seul style de musique est la musique populaire ou la musique électronique qui passe en boite (et je n'aime ni l'un ni l'autre des styles).

Là encore, les choses changent. La libéralisation des mœurs est en cours, les jupes raccourcissent, les bars sont bondés, les festivals se créent continuellement, et des groupes de rock, de rap ou de reggae gagnent en notoriété. On est évidemment loin de la richesse et de la diversité de la culture française mais la culture marocaine est en pleine évolution. Les Marocains sont de plus en plus ouvertement athées et le modèle familial leur donne plus d'indépendance.
« Ma tête et mon prénom feront toujours de moi un musulman »

D'un autre côté, en France, je suis considéré comme musulman. Mon entourage ne comprend pas que je puisse être agnostique avec mon prénom (Mohamed). On ne comprend pas pourquoi je ne fais pas le ramadan. En deux jours, j'ai dû entendre une dizaine de fois, sur le ton de la blague, que je « finirai en enfer ».

Ma (non) confession n'est pas acceptée, parce que mon origine marocaine, ma tête et mon prénom feront toujours de moi un musulman en France. C'est pour cela que je me sens visé par toutes les attaques directes ou indirectes contre l'islam en France.

Ma décision est prise. Je rentre définitivement au Maroc en 2011 puisque les raisons de mon départ du Maroc n'ont plus lieu d'être et les raisons de mon bien-être en France s'estompent.

De plus, je pense que je ne suis pas le seul à avoir pris cette décision. Mais cela reste à quantifier, parce qu'un arabe qui rentre chez lui, ça va, c'est quand il y en a beaucoup qui rentrent chez eux que ça ne va plus.

mardi 3 août 2010

BP, la marée noire, la démocratie bourgeoise et l'écologie politique - par Roland Fodé Diagne


L'explosion sur un forage pétrolier au large de la Louisiane, à l'origine d'une pollution sans précédent dans l'histoire (le pétrole jaillit avec la force et le débit d'une véritable volcan sous-marin, et continuera à jaillir pendant plusieurs années face à une technique encore impuissante) pousse Roland Diagne à tirer trois leçons sur le fonctionnement du capitalisme, qui « porte en son sein la destruction de l'environnement comme la nuée porte l'orage »...

Depuis le 20 avril dernier le pétrole se répand dans le golfe du Mexique. L’écosystème des marécages de Louisiane (sud), un lieu de reproduction pour les poissons, crabes et crevettes qui représentent 2,4 milliards de dollars par an pour l'industrie de la pêche et du tourisme, est bouleversé.
Du milieu des années 1990 au milieu des années 2000, BP s’est rebaptisée Beyond Petroleum (« Au-delà du pétrole »), après la fusion avec Amoco en 1998, en proclamant vouloir faire de l'exploitation des hydrocarbures une « industrie propre ». BP collabore ainsi avec la Banque mondiale, la Banque européenne pour la reconstruction et le développement et des organisations non gouvernementales, comme Amnesty International, pour mettre en œuvre « l'oléoduc le plus vert possible ».
Puis, pour être plus « compétitif » que ses concurrents BP a réalisé le forage le plus profond de l'histoire pétrolière, à plus de 10 000 mètres de fonds et a fait pression sur ses salariés pour accélérer les travaux parce que chaque journée de retard dans l’exploitation lui coûtait un million de dollars (820.000 euros). Telles sont les circonstances qui ont précédé l'explosion qui a fait onze morts et provoqué ce que d’aucun appelle déjà la plus grande marée de l’histoire des Etats Unis.
Trois leçons sur le fonctionnement du capitalisme peuvent en être déduites :
1 – « La concurrence et la compétitivité » sont les moyens pour obtenir le maximum de profit, ce qui conduit inévitablement les monopoles capitalistes à la destruction de l’environnement, de l’écosystème. Le capitalisme porte en son sein la destruction de la nature comme la nuée porte l’orage.
2 - La filiale de BP Etats Unis est, comme toutes ses consœurs pétrolières, un lobbyiste actif qui achète le vote des élus Républicains et Démocrates. En 2009, elle a dépensé 16 millions de dollars en « arrosages » pour obtenir le droit de se lancer dans l’aventure sans garantie de sécurité de l’exploitation du pétrole à 10.000 mètres de profondeur sous marines. La démocratie bourgeoise, c’est la liberté de la toute puissance du pouvoir de l’argent.
3 – Les monopoles capitalistes soutiennent et financent les campagnes idéologiques des associations et organisations écologistes tendant à culpabiliser le citoyen consommateur ainsi rendu responsable de la pollution. L’objectif est d’éviter la prise de conscience que c’est la propriété privée des banques et des entreprises qui est la source véritable du profit à tout prix y compris au prix de la destruction de la force productive humaine (exploitation) et de la nature.

* Diagne Fodé Roland est membre du secrétariat politique de Ferñent / Mouvement des Travailleurs Panafricains – Sénégal. Il milite également en France au sein de la Coordination Communiste 59-62.

jeudi 29 juillet 2010

Les retraites: une question discriminante entre la droite et la gauche
















Scènes vues à la sortie de la réunion de la Comission des Affaires sociales de l'Assemblée Nationale (l'Humanité du 22 07)
«Nous sommes à un tournant, le PS vient nous annoncer qu’il n’avait jamais dit qu’il était pour la retraite à 60 ans et qu’il prenait en compte les aspects de démographie», s’exclame Valérie Rossot Debord, députée UMP. Elle sortait précipitamment de la salle où était réunie la commission des Affaires sociales pour faire part de «la bonne nouvelle» aux journalistes présents. Ajoutant : «La raison l’emporte, il devrait être d’accord avec notre projet.»
Quelques minutes plus tard, Marisol Touraine, députée socialiste en charge du dossier retraite, sort à son tour de la salle pour mettre les choses au point. «Nous sommes attachés à l’âge légal de la retraite à 60 ans», souligne-t-elle.
Elle poursuit en développant sa conception de ce que les élus PS appellent «la retraite choisie». Et d’expliquer qu’en fonction de la diversité des situations «les salariés qui le peuvent doivent pouvoir travailler plus longtemps». Selon elle, «l’ouverture du droit de départ à 60 ans» doit «demeurer».
Elle souhaite cependant que l’on puisse «favoriser pour le plus grand nombre de travailler au-delà, y compris en instaurant une surcote» pour ces salariés. Marisol Touraine précise cependant son accord pour «l’allongement à 41,5 de la durée de cotisation». Elle va jusqu’à préconiser après 2020, «en fonction de la situation, de pouvoir l’allonger de nouveau».

Ainsi donc, le Parti Socialiste souhaite officiellement que les salariés travaillent plus longtemps.
Certes, ce n'est pas tout à fait une surprise: en pleine campagne des régionales, Martine Aubry considérait qu'il faudrait faire reculer la borne d'age de 60 ans à 61, 62, 63 ans....
Dans l'intervalle, le PS s'était un peu repris (probablement poussé par le mouvement social) et avait concocté un projet sur les retraites dans lequel il proclamait son attachement à la retraite à 60 ans tout en approuvant les allongements de durée de cotisation passés et à venir (soutenant du même coup les réformes 1993 et 2003 qui, rappelons-le ont eu pour effet de diminuer les pensions de 20% en moyenne).
Mais même cette position minimaliste du PS a été plusieurs fois remise en cause par plusieurs de ses dirigeants (Manuel Valls, Gérard Collomb, François Hollande, Dominique Strauss-Kahn....) et par... Martine Aubry qui, dans un meeting à Roubaix assénait que la retraite à 60 ans c'était pour les métiers les plus pénibles. Une position finalement pas très différente de celle du gouvernement qui reconnaît lui aussi le droit au départ à 60 ans à condition d'être invalide à au moins 20%.

Autrement dit, le PS remet officiellement en cause la loi adoptée en 1983 par un gouvernement.... socialiste et qui garantissait une retraite à taux plein à 60 ans. On n'y aurait droit que plus tard (voire bien plus tard) ou alors en mauvaise santé (voire les deux!)
Or cette question des retraites est une question essentielle dans le débat Droite-Gauche, elle fait d'ailleurs partie du débat plus général sur la réduction du temps de travail sur l'ensemble de la vie (durée de la semaine de travail, congés payés, âge de la retraite). Pour moi, dès que l'on considère que le temps de travail doit être réduit (tout simplement parce que la société produit ce dont elle a besoin en moins de temps), on est de gauche. Si, au contraire, on considère que comme l'espérance de vie s'allonge, on doit consacrer une partie de cet allongement à travailler plus, on est de droite.

Historiquement, c'est la première fois officiellement, que le PS revendique un départ à la retraite retardé. Certes, on sait que depuis des années, il a renoncé à une véritable politique de gauche. Néanmoins, il n'avait jamais exprimé clairement sa revendication de régression sociale (en 1995 et 2003, il s'était prudemment tu).

Tout ceci repose avec acuité la question de l'alternative à gauche. Pour que la population se batte pour garder et amplifier les acquits sociaux conquis de haute lutte par le passé, il faut qu'une vraie politique de gauche soit proposée et portée par une formation en mesure de l'emporter électoralement. Certes, le Front de Gauche a fait une percée intéressante sur les deux dernières élections mais ce n'est pas suffisant. Pour faire le bond quantitatif nécessaire, il faut réaliser une union plus large. A ce titre là, l'exemple du Limousin est frappant: aux régionales, la liste Front De Gauche élargie au NPA qui fait 13% au premier tour et 19 au deuxième tour. De plus, dans le Limousin toujours, lors d'une élection cantonale partielle, le candidat communiste avec une suppléante NPA a quadruplé son score de 2007 passant de 5 à 20%.
Alors évidemment, il y a le poids de l'Histoire et des décennies de rivalité entre les différentes composantes de la gauche anti-libérale. Mais il est grand temps de dépasser tout cela et de mettre en avant ce qui nous rassemble plutôt que de considérer que les pires ennemis ce n'est pas la droite ou le social-libéralisme mais les formations les plus proches.
L'enjeu est simple: nous arrivons à nous unir et nous serons véritablement une force qui pèsera et qui fera avancer une politique vraiment à gauche; ou bien nous continuons le combat de nains en marge du combat des super grands et il ne restera plus de la « Gauche » que le social-libéralisme et l'écolo-libéralisme.

Didier Costenoble adhérent de la section PCF de Villeneuve

dimanche 25 juillet 2010

Halte au racisme envers les Rroms et « Gens du voyage »














Communiqué de la Gauche unitaire:


Prenant prétexte des violences intervenues à Saint-Aignan (Loir-et-Cher), Sarkozy a choisi une fois de plus de faire des Rroms et des Gens du voyage des boucs émissaires. Quel est le but recherché si ce n’est de désigner de façon raciste une catégorie de la population à la vindicte populaire ?

Il se permet d’annoncer l’expulsion, de tous les campements en situation irrégulière.

Or, cela fait plus de vingt ans que la première loi Louis Besson de 1990, suivie d’une seconde dix ans plus tard, impose aux communes la réalisation d’aires d’accueil et de stationnement pour les Gens du voyage a été votée. Pourtant celles-ci ne sont toujours pas vraiment appliquée puisqu’à peine la moitié des places prévues ont été créées. Les personnes vivant en caravane sont souvent contraintes de s’installer là où elles le peuvent, faute de possibilités régulières. Les premiers responsables sont les municipalités qui ne respectent pas leurs obligations légales, et les préfets qui ne les y contraignent pas, alors que la loi le prévoit.Une fois de plus ce sont les victimes qui sont sanctionnées et non les responsables, État et collectivités locales qui n’appliquent pas la loi.

L’expulsion qui a eu lieu du quartier du Hanul (Près de la commune de Saint Denis) est une véritable provocation du nouveau préfet de la Seine Saint Denis, Christian Lambert. Ce protégé de Sarkozy a de toute évidence décidé de multiplier les opérations médiatiques sécuritaire « coup de poing » pour flatter les préjugés électoraux. Le village Rrom existant depuis 10 ans a été rasé sans qu’une solution ne soit trouvée pour l’ensemble de ses habitants expulsés, et au mépris du travail patient mené par toutes les associations qui avait permis une scolarisation régulière des enfants.

Depuis 2006, dans le département de Seine-Saint-Denis existe un concept nommé « village d’insertion pour les Rroms ». Ces « villages » sont souvent construits en dehors des préoccupations des Rroms eux-mêmes et opérent une sélection aussi bien à l’installation que pour l’entrée dans ces camps. Le simple fait que dans la plupart des cas la plus grande part du budget de ces camps soit affecté au contrôle et à la surveillance est évocateur. Les résidents ne peuvent même pas recevoir librement leur famille. Pas étonnant alors qu’au nom du principe de la liberté et de la dignité humaine, certaines organisations de défense des Rroms, telle « La voix des Rroms » dénoncent ce genre d’initiative et déclare que « derrière ces villages se cachent en effet des camps de semi-internement ».

Les Rroms présents en France, venus pour certains de Roumanie et de Bulgarie, souvent chassés par la misère et l’ostracisme qu’ils y subissaient, sont ressortissants européens et, de ce fait, sont libres de circuler au sein de l’Union européenne. Sédentaires dans leurs pays d’origine, ils souhaitent s’installer comme d’autres travailleurs dans des logements et non des caravanes. Mais le gouvernement français, à cause des mesures transitoires qu’il a imposé, les exclut en pratique de l’emploi. Ils ne peuvent alors, ni avoir des ressources régulières, ni louer un appartement et de fait sont exclus de l’habitat social, étant donné la pénurie dans ce domaine.

L’Ecri /Commissaire aux droits de l’Homme du Conseil de l’Europe 2010, la Halde dénoncent la situation faites aux Rroms et « Gens du voyage » en France et le maintien des discriminations, notamment par le biais d’une législation spécifique, ciblant nommément ces populations, en particulier en ce qui concerne le droit de vote et la liberté de circulation.

Les Rroms sont des citoyens de l’Union européenne et doivent bénéficier de tous les droits correspondants. Les lois discriminantes concernant les « Gens du voyage » français doivent être abrogées. Les Gens du voyage doivent être des citoyens français comme les autres.

vendredi 23 juillet 2010

Transpole - communiqué de la section de Lille du PCF : Une grille tarifaire déconnectée du quotidien des usagers


A gauche une affiche du Parti communiste Genevois pour la gratuité des transports.
A droite une affiche d'Aubagne où les transports sont désormais gratuits.





Nous dénonçons la scandaleuse annonce de hausse des tarifs de Transpole infligée aux usagers, prévue au 1er janvier 2011, en total décalage avec le contexte de crise que subissent de plein fouet les habitants de la métropole lilloise.

+ 7% pour le ticket unitaire, + 72 euros par an supplémentaires pour les titulaires de coupons mensuels sous prétexte de couvrir les investissements du réseau ! Il n’y aurait plus désormais d’avantage pour un salarié faisant quotidiennement l’aller-retour domicile travail à souscrire un abonnement plutôt que d’acheter des tickets par carnets.

Nous déplorons le refus de la communauté urbaine de permettre la gratuité du transport des lycéens suite au désengagement du conseil général, en laissant 168€ par an à la charge des familles. Rappelons qu’un tiers des 63 000 lycéens de la métropole bénéficiaient de la gratuité.

D’autres financements sont possibles, pourquoi ce refus obstiné de les mettre à l’étude ?
De même, pourquoi refuser de mettre à l’étude l’option de la gratuité des transports, mise en avant par les communistes, et d’ouvrir un large débat sur la question ? Plusieurs pistes de financements nouveaux pourraient être envisagés, quand on sait que seulement 22% du budget de fonctionnement est couvert par les titres de transports des usagers, qui contribuent déjà au financement du réseau par l’impôt :

- L’économie réalisée sur le budget d’exploitation lié à l’impression et à la diffusion des tickets de transports ou à la logistique liée à la carte unique.

- L’économie réalisée sur les coûts externes causés par l’utilisation automobile (entretien de la voirie, coût liées à la pollution, au bruit, etc...)

- La levée du plafonnement du versement transport des entreprises de 0.2%.

Les salariés, familles et retraités usagers de Transpole, à qui on veut faire subir cette hausse des tarifs, apprécieront qu’on les fasse passer pour des privilégiés avec l’argument avancé par voie de presse, qui consiste à dire qu’on prend aux riches pour donner aux pauvres en terme de financement des transports.
Pourquoi un tel dogmatisme sur les tarifs des transports ?

Viserait-on à limiter l’augmentation de la fréquentation des transports qu’on ne s’y prendrait pas autrement. Etrange quand on prétend lutter contre le tout voiture ! Une fréquentation accrue des transports grâce à la gratuité répondrait pourtant aux objectifs de justice sociale, comme de développement durable.

Il n’est pas possible de prétendre augmenter l’attractivité des transports sans étudier la question tarifaire. A moins qu’on ne se contente de faire payer toujours plus et de façon injuste les automobilistes, par exemple avec la mise en place du péage urbain souhaité par l’influent lobbyiste d’affaires Bruno Bonduelle.

Nous dénonçons enfin la façon dont a été formulé l’ appel d’offre sans suspense entre Veolia et Keolis, qui dans les faits se partagent le marché des transports en France. La vraie question pour ce renouvellement de délégation est celle de l’impact financier d’un retour à une gestion en régie publique, qui permettrait entre autre d’économiser les bénéfices reversés par la société Keolis à ses actionnaires. Encore faut-il qu’elle soit posée !

jeudi 22 juillet 2010

26 Août Malo les Bains











Depuis plus de 20 ans, une journée de détente, de solidarité et d'action est organisée par la Fédération du Nord du PCF.





A Villeneuve d'Ascq, un bus est affrété par le Front de Gauche de Villeneuve d'Ascq et environs

Départ
-Résidence, place de Verdun à 8h15
-Pont de Bois, centre social du centre ville à 8h30

Retour à Villeneuve d'Ascq vers 20h00

Inscription: Jean-Claude Savener 03 20 47 28 78; Didier Costenoble 06 76 48 57 98
Chacun participe au prix du bus selon ses possibilités
Pique-nique à prévoir, restauration sur place possible

Brigade anti- vieux 2