mercredi 29 octobre 2008

Résultats du vote de la Section sur le choix d'une base commune

Inscrits: 29
Votants: 10
Refus de vote: 5
Exprimés: 10

"Vouloir un nouveau monde, le construire au quotidien": 6: 60%

"Renforcer le PCF, renouer avec le marxisme":
0: 0%

"Faire vivre et renforcer le PCF, une exigence de notre temps":
4: 40%

D.L

Vote sur le choix d'une base commune


Dans le cadre du Congrès de notre Parti, nous organisons aujourd'hui, le vote des adhérents sur le choix d'une base commune de discussion.

Trois textes sont en présence et ont été envoyés par la Poste aux adhérents. Dans le cas contraire, il est possible de les consulter sur ce blog.

Le rendez-vous pour le vote est fixé à 19h à la salle de l'Age d'Or à Annapes


lundi 27 octobre 2008

Enfin, ça bouge! Lettre ouverte des Jeunes Communistes!


Ripostons face a la Crise : Lettre ouverte du MJCF aux organisations de gauche

de Pierric Annoot, secrétaire général du MJCF

CHER AMI,

La crise actuelle qui agite la planète, est l’une des plus graves que l’on ait connu. Déjà ses conséquences se font sentir dans le quotidien de la population.
Le plan de sauvetage de Sarkozy, loin de régler le problème, est au contraire une incitation pour le monde de la finance à reproduire ses excès lorsque l’orage sera passé.
C’est bien le cœur du système capitaliste qui est en cause et non quelques excès qu’il serait possible de "moraliser".
Aujourd’hui la crise est telle que l’ensemble du système tremble sur ses fondements. Il nous semble donc que l’heure est au rassemblement de toutes nos énergies pour exiger la prise en compte des besoins humains essentiels du peuple et exiger d’autres solutions pour juguler la crise mais surtout ne plus en subir à l’avenir.
Depuis des années nous avons en commun de dénoncer une politique qui ne va pas dans le bon sens. Une politique de casse sociale, de reculs de nos droits, une politique de privatisations, de concurrence entre les gens, entre pays, et même entre territoires dans un même pays.
Cette politique, nous le savons, est menée au nom d’une logique d’un système capitaliste et libéral que nous sommes des millions a subir.

Pourtant force est de constater que l’ensemble des forces progressistes ont bien du mal à se faire entendre dans la période.
Nous proposons donc a l’ensemble des forces qui le souhaitent d’engager énergiquement une bataille d’idée dans le pays sur des alternatives possibles au système capitaliste.
Nous souhaiterions organiser avec vous des actions, des initiatives qui permettent de marquer des points dans cette bataille des idées.
Nous vous proposons le principe d’une rencontre rapidement pour avancer sur les initiatives qu’il faudra prendre ensemble.
L’heure n’est pas selon nous au repli sur des intérêts purement partisans, il s’agit d’être efficace dans une période qui peut s’avérer cruciale pour la progression de nos valeurs communes de justice sociales, de solidarité, de démocratisation de toute la société, de la mise en commun par le service public de toutes les ressources vitales, du refus des impérialismes et de paix.
Nous vous proposons une première initiative régionale en Ile de France, Vendredi 31 Octobre a 18h30 au Ministère des Finances a Bercy pour enclencher une dynamique militante dont nous avons tous besoin.
Nous proposons d’articuler cette initiative autour de 4 revendications immédiates et transformatrices, tout l’inverse du plan Sarkozy de sauvetage des banques :

1. Mise en place d’un Pôle public bancaire sous contrôle citoyen 2. Nouveaux droits et pouvoirs des salariés dans l’entreprise et services publics socialisés. 3. Révocation du traité de Lisbonne et mise en chantier d’un nouveau traité européen par et pour les peuples 4. Fin des paradis fiscaux et gels des dividendes : C’est à ceux qui ont provoqué la crise d’en payer les conséquences.

L’initiative est en construction , nous pouvons en discuter bien sur si vous le souhaitez.

Courrier adressé le Vendredi 24 Octobre aux principales organisations de jeunesse MJS, JCR, JRG, JV, JOC, UNEF, FIDL, UNL...) et Lundi 27 Octobre aux principales forces de gauche (PCF, LCR, PS, Les Verts...) et syndicales (CGT, FO, CFDT, SUD)

SALUTATIONS MILITANTES, FRATERNELLEMENT, POUR LE MJCF, LE SECRETAIRE GENERAL,

PIERRIC ANNOOT.

Mouvement Jeunes Communistes
2, place du Colonel Fabien
75019 PARIS

vendredi 24 octobre 2008

La crise pour les Nuls!


Crise des subprimes: une explication très simple pour ceux qui essaient encore de comprendre


Alors voilà, Mme Ginette a une buvette à B. petit village bien de chez nous
Pour augmenter ses ventes, elle décide de faire crédit à ses fidèles clients, tous alcooliques, presque tous au chômage de longue durée. Vu qu’elle vend à crédit, Mme Ginette voit augmenter sa fréquentation et, en plus, peut aussi augmenter un peu les prix de base du « Calva » et du ballon de rouge. Le jeune et dynamique directeur de la banque locale, quant à lui, pense que les ardoises du « troquet » constituent, après tout, des actifs recouvrables et commence à faire crédit à Mme Ginette ayant les dettes des ivrognes comme garantie. Au siège de la banque, des traders avisés transforment ces actifs recouvrables en CDO, CMO, SICAV, SAMU, OVNI, SOS et autres sigles financiers que nul n’est capable de comprendre. Ces instruments financiers servent ensuite de levier au marché actionnaire et conduisent, au NYSE, à la City de Londres, aux bourses de Francfort et de Paris, etc .., à des opérations de dérivés dont les garanties sont totalement inconnues de tous (c'est-à-dire les ardoises des ivrognes de Mme Ginette). Ces « dérivés » sont alors négociés pendant des années comme si il s’agissait de titres très solides et sérieux sur les marchés financiers de 80 pays. Jusqu’au jour ou quelqu‘un se rend compte que les alcoolos du troquet de B. n’ont pas un « rond » pour payer leurs dettes. La buvette de Mme Ginette fait faillite. Et le monde entier l’a dans le …….


Article extrait du site de Michel Collon

mercredi 22 octobre 2008

Pas de primes aux spéculateurs, de vraies solutions!


2.000 milliards mobilisés pour les banques en Europe !

Il faudrait :

- 82 milliards pour résoudre les épidémies et la faim sur la planète.
- 7 milliards pour boucher le trou de la Sécu.
- 9 milliards pour le SMIC à 1.500 euros nets en France.


Un plan qui alimente la crise

Comme on pouvait s’y attendre, le plan de sauvetage européen de 2.000 milliards n’est pas parvenu à endiguer la spirale des krachs boursiers et des faillites. Depuis le début de la crise, se sont des milliards par milliers qui ont été dilapidés en pure perte pour venir au secours des spéculateurs. Derrière la crise financière se profile aujourd’hui concrètement une récession mondiale majeure, avec des conséquences terribles pour l’économie réelle, pour notre peuple à qui l’ont annonce déjà de nouvelles mesures d’austérités dans le budget 2009.

Nous vivons l’une des plus graves crises économiques de notre histoire. Alors que certains prédisaient une sortie de crise rapide, elle s’installe durablement.

Moraliser le capitalisme : une illusion!

Face à la gravité de cette situation, Sarkozy continue ses gesticulations et parle de moraliser, de refonder le capitalisme. C’est d’autant plus vain que c’est dans la nature même du capitalisme d’être obsédé par les profits, en dehors de toute rationalité économique, sociale, écologique et humaine. Parce qu’il va de crise en crise, sociale, alimentaire, écologique, financière et nourrit des tensions et des conflits, c’est bel et bien le capitalisme lui-même qui est en cause : il faut construire une alternative.

L'urgence de vraies solutions

Les communistes ne sont pas les seuls à avoir donné l’alerte depuis plusieurs années. Il ne sont pas les seuls aujourd’hui à vouloir construire des propositions pour transformer profondément ce système fou. Le Parti Communiste propose aux personnalités, économistes et forces de gauche de travailler ensemble pour exiger des réponses immédiates et efficaces. Dans tous le pays, il organise en ce moment même, mille rencontres pour en débattre avec toutes celles et tous ceux qui le souhaitent, citoyens et citoyennes, militants syndicaux, associatifs.

Sans attendre, nous mettons en débat des mesures d’urgence pour stopper la crise, combattre le capitalisme financiarisé. Et des réformes de fond pour que ça ne recommence plus jamais.

Des mesures d'urgence énergiques

- Rétablir la confiance et pas seulement celle des marchés. En France, et en Europe, il faut une garantie absolue des dépôts des petits et moyens épargnants, des rémunérations en cas de licenciement et interdire les expulsions, notamment des accédants touchés par la crise des crédits relais.

- Pas d’argent public sans pouvoir de gestion. S’il doit venir au secours d’un établissement financier, comme Dexia, l’Etat doit pouvoir maîtriser sa stratégie et sa gestion. Et quand il l’estime justifié, compenser l’aide apportée par une nationalisation durable de ses actifs sains contribuant ainsi à construire un grand pôle public du crédit.
- Couper le robinet de la spéculation. Il faut cesser de favoriser les profits, qui alimentent l’incendie financier, mettre fin au bouclier fiscal des plus riches. Refuser de livrer nos retraites aux fonds de pension et toute nouvelle privatisation, à commencer par celle de La Poste.

S'attaquer par des réformes de fond à la logique folle du capitalisme

- Réorienter l’argent vers l’économie réelle. Nous proposons de réunir immédiatement un Grenelle du développement, avec tous les acteurs sociaux et économiques, pour décider des moyens de réorienter l’argent vers les salaires et le pouvoir d’achat, l’emploi et la formation, l’investissement, la santé, l’éducation et la recherche et toutes les dépenses socialement utiles.
- Créer un grand pôle public du crédit. Autour de la banque des Dépôts et Consignations, des Caisses d’épargne, des banques mutualistes, de l’Oséo, de la banque postale, et les banques privées qui seraient renationalisées, ce pôle public doit avoir pour mission devrait impulser une politique de crédit favorisant l’investissement utile, et pénalisant lourdement les crédits à visée spéculative.
- Contrôler les mouvements de capitaux. Il faut revenir sur l’aberrante liberté de circulation des capitaux qui alimente l’incendie financier. Dans le même sens, il faut engager une lutte acharnée contre les paradis fiscaux, dont l’existence, au sein même de l’Europe, permet à des capitaux considérables d’échapper à tout contrôle.
- Aller vers un nouveau traité fondateur de l’Union européenne. La banque centrale européenne, aujourd’hui esclave des marchés financiers, doit être mise au service du développement de l’industrie et des services. En remettant en cause son « indépendance » à l’égard des pouvoirs politiques. Mais aussi en allant vers un nouveau traité mettant fin au pacte de stabilité, au dogme de la " concurrence libre et non faussée", et au choix du dumping social et fiscal.
- Mettre le poids de la France et de l’Europe au service d’une refonte des institutions internationales à vocation économique et financière. Ayant pour but de favoriser un codéveloppement durable de tous les peuples, cette refonte doit s’accompagner de la création d’une monnaie commune mondiale mettant fin à l’hégémonie désastreuse du dollar.

Site Humanité

mardi 21 octobre 2008

Vote et débat au PCF!

Chaque adhérent du PCF est appelé à se prononcer, avant le 29 octobre, sur le choix d'une base commune de discussion. Le texte retenu deviendra le cadre de travail pour le Congrès national programmé du 11 au 14 décembre.

Chaque membre de notre Section a reçu, par la Poste, la base commune proposée par la direction actuelle du PCF, les deux textes alternatifs et les modalités du vote que nous organisons à Villeneuve d'Ascq.

Il y a donc trois textes en présence.

Le premier, intitulé "Vouloir un monde nouveau, le construire au quotidien " est la base commune proposée par la direction actuelle de notre Parti. Il a été signé par Marie-Georges Buffet et a été adopté au Conseil National par 88 voix pour, 29 abstentions et 7 voix contre.

Conformément aux statuts du PCF, les adhérents qui ont refusé le texte majoritaire, ont eu la possibilité de présenter un texte alternatif, à condition de réunir 200 signatures de membres du Parti issus d'au moins 10 départements.

Deux textes alternatifs ont été déposés et acceptés.

Le premier s'intitule "Faire vivre et renforcer le PCF, une exigence de notre temps". Il est présenté notamment par Jean-Jacques Karman, conseiller général d'Aubervilliers, et par André Gérin, député-maire de Vénissieux. Ce texte a reçu le soutien d'Henri Alleg.

Le deuxième est celui de La Riposte: " Renforcer le PCF, renouer avec le marxisme" Il a été signé par Greg Oxley de la Section de Paris 10 ème et par Hubert Prévaud de Toulouse.
La Riposte est une section française de la TMI ( Tendance Marxiste Internationale) , organisation marxiste issue du trotskisme anglais, dont les militants défendent des idées révolutionnaires dans les grands partis de Gauche.

Un quatrième texte "Continuer l'engagement communiste, fonder une nouvelle force politique" signé par les députés Patrick Braouzec et François Asensi, a été envoyé aux membres du Parti, avec les trois autres textes, mais ne sera pas soumis au vote des adhérents.

Dominique Lecomte


lundi 20 octobre 2008

Prévisions alarmantes du Bureau International du Travail ( BIT)

La crise financière risque d’augmenter de 20 millions le nombre de chômeurs dans le monde, qui pourrait du coup atteindre un record historique de 210 millions de personnes fin 2009, selon le Bureau international du travail.

Selon des estimations du BIT basées sur des données de l’ONU et du Fonds monétaire international (FMI), "le nombre de chômeurs (dans le monde) pourrait passer de 190 millions en 2007 à 210 millions fin 2009", a indiqué le directeur général du BIT Juan Somavia lors d’une conférence de presse.

Niveau historique du chômage

"C’est la première fois dans l’histoire que l’on dépassera les 210 millions", a-t-il ajouté prévenant que ce chiffre pourrait même s’aggraver en fonction de l’impact de la crise sur l’économie réelle.

"Nous avons besoin d’une action rapide et coordonnée des gouvernements pour prévenir une crise sociale qui pourrait s’avérer sévère, longue et globale", a appelé de ses voeux Somavia, alors qu’une réunion de ce typoe est prévue, mais après la présidentielle américaine.

Le directeur général du BIT a par ailleurs souligné que les personnes les plus affectées par la crise seraient les plus "vulnérables".

Toujours plus de travailleurs pauvres

Selon M. Somavia, le nombre de "travailleurs pauvres" qui vivent avec moins de un dollar par jour pourrait croître de 40 millions tandis que celui des personnes gagnant moins de deux dollars pourrait augmenter de 100 millions entre 2007 et 2009.

Il a toutefois estimé que "l’impact serait global" et que les secteurs les plus touchés devraient être le bâtiment, la finance, les services, la construction et le tourisme.

Seuls "les pays qui ont un marché intérieur large avec moins d’exportation" devraient moins souffrir, a-t-il ajouté.

"Ce n’est pas seulement une crise de Wall Street, c’est aussi une crise de toute la rue", a résumé M. Somavia estimant nécessaire un plan de sauvetage concentré sur l’économie réelle et les questions sociales.

Le directeur du BIT a ainsi souligné que la question du travail décent, promue par son organisation, devrait être "au coeur" des discussions à venir sur la refonte du système financier international.

La crise doit être saisie comme une "opportunité" de rééquilibrer la mondialisation devenue "inéquitable et non durable", a-t-il encore considéré.

Selon le responsable, il s’agit de redonner sa place à l’économie réelle, affaiblie par la sphère financière.

Le "niveau des profits (du secteur financier, ndlr) était devenu si élevé que les banques préféraient la finance" au soutien des entreprises créatrices d’emploi, a rappelé Somavia.

"Le système financier international doit revenir à sa fonction fondamentale, qui est le prêt", a-t-il martelé.

Site Huma

Pour aller plus loin, l'Humanité a recueilli les propositions d'économistes progressistes
:

Propositions de Paul Boccara, économiste du PCF

Propositions de Stephen Bouquin, maître ce conférence à l'université de Picardie

Propositions de Frédéric Lordon, directeur de recherches au CNRS

Propositions de Nasser Mansouri, responsable des études économiques de la CGT

Brigade anti- vieux 2