dimanche 29 mars 2009

4 avril : Non à l’OTAN

A l’occasion du sommet 60ème anniversaire de l’OTAN qui se tiendra les 3 et 4 avril à Strasbourg, Nicolas Sarkozy se prépare à réaffirmer la réintégration de la France dans le commandement intégré de celle-ci.

Cette alignement atlantiste inacceptable témoigne d’un suivisme aveuglé vis-à-vis de la politique étrangère des Etats-Unis, dont la conception du monde basée sur le « choc des civilisations » a montré ses limites dans la période récente. Les logiques de guerre ont montré à quels désastres et à quelles tensions et crises elles conduisent que ce soit en Irak ou en Afghanistan. Il faut sortir d’urgence de la course aux armements, de la prolifération des armes de destruction massive, des politiques de force qui alimentent les conflits.

A l’inverse de ce que prévoient les traité de Lisbonne et de Maastricht, l’Europe et chacun de ses pays membres doivent agir pour un désarmement multilatéral et contrôlé concernant tous les types d’armes et notamment le nucléaire, pour le règlement politique des conflits dans le respect de la charte et des résolutions de l’ONU, pour favoriser les conditions économiques et sociales d’une sécurité humaine fondée sur la justice, l’égalité, la solidarité, la réponse aux attentes sociales, en particulier pour les pays les moins avancés.

La démilitarisation des relations internationales est une exigence fondamentale pour l’avenir, pour un monde de paix.

La fédération du Nord du PCF soutient la manifestation nationale qui aura lieu à Strasbourg pour refuser cette dérive atlantiste des relations internationales. Elle organise avec le mouvement jeunes communistes un départ en bus depuis Lille le 4 avril (renseignements et inscription : 03 20 63 08 08).

Par ailleurs, elle appelle à un rassemblement unitaire des organisations, associations et syndicats progressistes et pacifistes à Lille le 4 avril à 14h place de la République pour dénoncer l’alignement de la politique étrangère française derrière l’OTAN, en écho à la manifestation de Strasbourg.

Réunion importante de la Section de Villeneuve d'Ascq

Cher(e) Camarade,

Entre le 4 et le 7 juin prochain, les peuples d’Europe voteront pour élire leurs députés européens. L’Europe aujourd’hui, c’est 25 millions de chômeurs et la mise en concurrence des salariés. C’est aussi, des menaces contre les services publics de l’énergie, de la santé, de la poste, des transports et de l’éducation.

Il faut changer d’Europe en substituant à la concurrence, des logiques de coopération, de convergences salariales, fiscales, sociales et écologiques.


Notre Parti, avec le Parti de Gauche et le courant unitaire du NPA, a initié un large Front de Gauche pour changer d’Europe. Ce Front de Gauche présente aux élections européennes du 7 juin prochain, une liste de large rassemblement conduite par notre camarade Jacky Henin, député européen sortant.

Nous organisons le jeudi 2 avril à 19h 30, à la salle de l’âge d’Or à Annappes, une réunion de débat et de vote sur la liste proposée par le Front de Gauche pour notre circonscription, qui s’étend de la Seine Maritime au Nord-Pas-de-Calais.

Nous avons aussi invité des représentants du PG de Lille-Villeneuve d’Ascq dans le but d’organiser une intervention commune.

Tu trouveras donc ci-joint la liste, et un bulletin de vote.Il est possible de voter jeudi 2 avril lors de notre réunion ou par correspondance avant le vendredi 3 avril en envoyant ton bulletin à : Section du PCF, 164, rue Charles Le Bon 59650 Villeneuve d’Ascq

Liste du Front de Gauche conduite par Jacky Hénin

1-Jacky Hénin (PCF), 62
2-Michèle Ernis ( GU), 76 3-Alain Bocquet (PCF), 59 4-Laurence Sauvage (PG), 62 5-Frédéric Alliot (PG), 02 6-Nathalie Nail ( PCF), 76 7-Antonio De Almeida, délégué européen de Renault 8- Alice Albertini ( PCF), 27 9-René Lognon ( PCF), 80 10-Viviane Simon ( PG), 76 11-Jean-Pierre Masson (PG), 59 12- Nathalie Le Dentu (PCF), 61 13-Loïc Pen , Président du comité de défense de l’Hôpital de Creil 14-Françoise Podeur-Rayon (PG), 50 15-Nicolas Benies, professeur d’économie, responsable syndical 16- Fatima Belfquih ( PCF), 60 17-Gérard Leneveu (PCF), 14 18- PG 19- Jean-Luc Lanouilh ( PCF), 02 20-Michèle Demessine ( PCF), 59

Sigles. PG : Parti de Gauche dirigé par Jean-Luc Mélenchon ; GU : Gauche unitaire, tendance du NPA dirigé par Besancenot

Dominique Lecomte

mardi 24 mars 2009

Dieudonné à Villeneuve d'Ascq: communiqué de presse


Pendant que certains, à Villeneuve d’Ascq, font la promotion du
négationnisme, les organisations soussignées appellent leurs militants, leurs sympathisants et l’ensemble de la population attachée aux libertés et à la vérité historique à participer massivement à la 65ième commémoration annuelle du massacre d’Ascq de la nuit des Rameaux 1944. Rendez-vous leur est donné le samedi 4 avril à 21 h, place Jean Roques et/ou le dimanche 5 avril à 10 h 45, rue du Chemin Vert à Ascq.



Rassemblement Citoyen – Villeneuve d’Ascq,
Les Verts – Villeneuve d’Ascq, Parti Communiste Français – Villeneuve d’Ascq, SGEN – CFDT – Lille 1, SNESup – Lille 1, Parti Socialiste – Section de Villeneuve d’Ascq, Parti de Gauche – Comité de Lille – Villeneuve d’Ascq, SNPREES – FO, SNPTES – UNSA Nord-Artois

Les nouvelles créatures de Bolkestein

Le Parlement européen avait cru enterrer le plus dangereux de la directive Bolkestein. Croix de bois, croix de fer… On nous l’avait promis. Mais à la faveur d’obscurs jugements, la Commission européenne exhume les passages les plus néfastes de ce texte et les légitime au nom de la « concurrence libre et non faussée » qui reste le dogme du traité de Lisbonne, en dépit des votes des peuples français, néerlandais et irlandais. Même la crise et les ravages semés par ce libéralisme effréné n’ébranlent pas ce petit cénacle qui piétine sans remord l’expression démocratique des peuples européens. Les élus de la GUE au Parlement de Strasbourg, les parlementaires communistes et les candidats du Front de gauche viennent de porter au grand jour le procédé oblique par lequel Manuel Barroso et ses pairs ressuscitent cette directive. Ils sont en cela les porte-parole d’associations et de syndicats qui ont débusqué l’affaire, nichée dans des commentaires de jugements.

Le premier péril pèse sur les « services sociaux d’intérêt général » relatifs notamment au logement social, la garde des enfants, l’aide aux personnes. Exclus du champ de cette directive, ils y sont replongés par une communication de la Commission qui décrète qu’ils « relèvent désormais des règles régissant le marché intérieur et la concurrence ». C’est la logique du privé et du moindre coût qui s’emparerait de secteurs vitaux pour les familles modestes. De même, pour imposer le dumping social dans les frontières de l’UE, le statut de « société privée européenne » (SPE) vient d’être inventé pour, comme le note la Confédération européenne des syndicats, se soustraire aux législations les plus protectrices des travailleurs grâce aux statuts de la SPE. Même l’interdiction de détacher des travailleurs à prix cassé est mise en cause par les commissaires !

Nul doute que les manifestations européennes de salariés prévues en mai auront ces sujets à l’ordre du jour. Les élections européennes dans lesquelles s’engagent les principales forces politiques seront aussi une échéance de première importance. En effet, qui portera à la connaissance du public les mauvais coups fomentés dans le huis clos des cabinets bruxellois ? Les syndicats européens pourront-ils compter sur des députés résolus à les défendre et à devenir leurs relais jusque dans l’Hémicycle, par exemple contre la directive sur le temps de travail qui étend à toute l’UE l’opt out britannique autorisant jusqu’à 65 heures de travail hebdomadaires ? En face des deux grands partis qui dominent les institutions de l’Union européenne, les conservateurs du PPE et les sociaux-libéraux du PSE, il faut bien autre chose qu’un Daniel Cohn-Bendit, désormais converti au libéralisme, ou un François Bayrou, qui s’est aligné sur la Commission sur la plupart des grands dossiers, pour faire entendre la voix des salariés. Les députés de la Gauche unitaire ont su le faire durant ces dernières années. Les candidats du Front de gauche veulent poursuivre l’élan du « non » au référendum et changer l’Europe. Le retour de la directive Bolkestein montre qu’ils auront du pain sur la planche…

Patrick Apel-Muller Edito de l'Humanité

samedi 21 mars 2009

Vers la création d'une AMAP à Tressin

Des camarades de notre Section étaient présents lors de la première réunion de présentation du projet de création d'une AMAP ( Association pour le Maintien d'une Agriculture Paysanne) à Tressin.

Rappelons en quelques mots les objectifs d'une AMAP:

-Consommer des produits sains issus de l'agriculture locale en diminuant dans le même temps les transports coûteux et polluants

-Créer des liens de solidarité avec un exploitant par l'achat régulier d'un panier de légumes de façon à lui assurer un revenu convenable

-Assurer un développement économique et écologique des petites communes rurales

La commune de Tressin est proche de la nôtre et de ce fait cette AMAP pourrait intéresser les villeneuvois lassés d'empiler dans leur chariot hebdomadaire des produits médiocres et parfois inutiles....

Manger de bons légumes tout en luttant contre le capitalisme, voilà un programme vert et vitaminé qui concerne aussi les communistes!

Pour plus d'informations: Blog de l'AMAP de Tressin

DL

jeudi 19 mars 2009

Nous étions 3 millions dans la rue!

L’intransigeance du gouvernement n’a pas découragé le mouvement social. Bien au contraire ! Celui de Nicolas Srkozy devra revoir son attitude, à l’issue d’une journée de mobilisation sans précédent depuis l’élection du chef de l’Etat.

La marée monte, la colère gronde. Toute la journée, mails et coups de téléphone ont afflué à la rédaction de l’Humanité. « Bien mieux, plus nombreux que le 29 janvier » de Bretagne ou d’Auvergne, du Nord à Saint-Denis de la Réunion, le même constat, la même mesure. La mobilisation populaire, loin de s’épuiser face un président et un gouvernement lui opposant morgue et mépris affiché, s’est renforcée, s’est élargie à de nouveaux secteurs sociaux professionnels.

Les chiffres s’égrènent. Tous confirment la même tendance. Dans la matinée, la manifestation marseillaise établit un record : la barre des trois cent mille manifestants est franchie. Plus au nord, Grenoble affiche 60 000 manifestants, dans l’après-midi d’autres chiffres record s’alignent 75 000 à Nantes, 50 000 au Mans….. Dans la capitale, 350.000 Franciliens envahissent l’espace entre la République et la Nation. Dans les états-majors syndicaux, les calculettes s’affolent, le cap des trois millions de manifestants est en vue… Il sera atteint.

Les travailleurs du privé ont bravé en plus grand nombre la pression patronale, donnant aux immenses cortèges des manifestations une tonalité nouvelle. Lors des grandes grèves de 1995, les cheminots étaient soutenus par tout le monde du travail, qui « faisait grève par procuration ». Ce phénomène s’est répété depuis à plusieurs reprises. Jeudi, au contraire, tout se passait comme si chacun tenait à prendre sa place dans le mouvement. C’est seulement à ce prix que les salariés pourront établir un rapport de force qui fasse reculer l’intransigeance du couple Sarkozy-Parisot. Il faut dire que les travailleurs du secteur privé sont durement frappés pour permettre de maintenir à flot, par temps de crise, la grosse part du gâteau aux actionnaires, de garantir le pactole de stock options des hauts dirigeants et les parachutes en or des patrons déchus.

Dans les rues de Compiègne, qui a connu sa plus puissante manifestation de mémoire de syndicaliste, les ouvriers de Continental ont été accueillis par une haie d’honneur. Victimes d’un chantage à l’emploi, qui les a conduits à subir une augmentation gratuite du temps de travail pendant deux ans, ils ont appris que leur patron, le groupe allemand Schaeffler va fermer l’usine pourtant bénéficiaire. Des millions de salariés se reconnaissent dans le combat des « Continental » dans la colère contre le scandale des licenciements « boursiers »

Ils sont descendus dans la rue, les ouvriers de Caterpillar, de la région grenobloise, que cette société multinationale (production d’engins de chantier) veut liquider. Ceux de Rhodia, de Sanofi, les travailleurs de l’automobile, mais dans chaque rassemblement, dans les villes les plus modestes, où l’on a manifesté aussi en plus grand nombre, les banderoles des syndicats des entreprises locales côtoient celles des enseignants, des travailleurs de la santé. Et dans les rangs des manifestants, des hommes et des femmes participent à leur première manif, n’imaginaient même pas devoir un jour battre le pavé contre l’injustice sociale. Combien sont-ils ces primo-manifestants, clercs de notaires, secrétaires dans des PME qui, faute de disposer d’une force syndicale, ont posé des RTT pour aller manifester ? Les sondages indiquent, les uns après les autres, que la majorité des Français soutiennent les manifestations contre la politique du gouvernement et, pour beaucoup, sont prêts à y participer. Une tendance qui va crescendo, le dernier en date, de l’IFOP, estimait à la veille du 19 mars que la journée de mobilisation était soutenue par 78 % des Français. La journée de jeudi a confirmé cette évaluation.

L’unité syndicale, réaffirmée, a puissamment contribué à la dynamique. Ils se rencontrent dès vendredi à onze heures pour déterminer la suite du mouvement. Les responsables des confédérations auront analysé les réactions du gouvernement, dont l’intransigeance face aux revendications salariales n’a guère découragé le mouvement social, bien au contraire. Le soutien affirmé de la gauche affirmée dans un texte commun a aussi contribué à cette dynamique. Fait nouveau, ces manifestations ont été l’occasion d’une présence remarquée du Front de gauche crée à l’initiative du PCF et du Parti de Gauche.

Jean-Paul Piérot, site Huma

mardi 17 mars 2009

Meeting du Front de Gauche à Lille

Grand succès pour le meeting du Front de Gauche, samedi après-midi, au Zénith de Lille.

Plus de 1 500 militants du PCF, du Parti de Gauche, de la Gauche Unitaire (le courant unitaire du NPA) ainsi que de nombreux syndicalistes de l'automobile, de l'hôpital ou de l'Education Nationale étaient rassemblés dans la salle du Zénith.

Fabien ROUSSEL, membre du secrétariat fédéral de la Fédération PCF 59 et Eric CORBEAUX, premier secrétaire fédéral de la Fédération PCF du Nord ont donné la parole à des syndicalistes venus de tous les horizons comme le représentant syndical CGT de Faurecia Auchel invité à venir lire une déclaration demandant à ce qu'on « prenne une loi pour empêcher de faire fermer les boîtes ! », mais aussi Fabien PAVOT, Secrétaire Départemental CGT Poste et Télécommunication, Loïc PENNE, médecin urgentiste, Antonio DE ALMEIDA, Délégué européen CGT de Renault Cléon ou encore Eric FELINI, membre du comité central du groupe TOTAL.

Le Front de Gauche est soutenu par de nombreuses forces dans toute l'Europe. Présent samedi, Giorgos KARATSIOUBANIS, membre du Conseil Central du Neolaia Synaspimo est revenu sur la lutte exemplaire de la jeunesse grecque. Brian CARTHY, représentant du Sinn Fein au Parlement européen a dénoncé les manoeuvres du gouvernement irlandais pour contourner le vote Non du peuple irlandais lors du référendum sur le Traité de Lisbonne. En Irlande comme en France, les élites politiques libérales construisent l'Europe contre la souveraineté populaire.

Ce fut ensuite autour de Michelle ERNIS, conseillère municipale normande du NPA de prendre la parole pour expliquer le sens de l'engagement de la Gauche Unitaire, le courant unitaire du NPA dirigé par Christian Picquet au sein du Front de Gauche. Regrettant l'attitude d'isolement d'Olivier Besancenot et du NPA, Michelle Ernis a appelé le NPA à rejoindre le Front de Gauche.

Marc DOLEZ, député du Parti de Gauche de Douai, fustigeant le ralliement de la social-démocratie au traité de Lisbonne a appelé à la levée d'une "dynamique citoyenne comparable à celle de 2005 en faveur du seul vote utile pour proposer et s'opposer au libéralisme."

Alain BOCQUET, député-maire PCF de Saint-Amand-les-Eaux, a souligné l'urgence d'une loi pour interdire les licenciements boursiers avant de lancer un appel à "tous les électeurs, quel qu'ait été leur vote au référendum de 2005 pour faire reculer les choix libéraux."

Pour terminer, Jacky HENIN a mis en garde la foule présente au Zénith : "N'écoutez pas ceux qui vous disent que ces élections et le parlement européen ne servent à rien. Le problème du parlement européen, ce n'est pas ses pouvoirs, c'est qu'il se trouve en son sein une majorité de députés pour voter les directives libérales."

Offensif, Jacky Hénin a été longuement applaudi par les militants communistes, du Parti de Gauche, du NPA et les syndicalistes présents dans la salle.

Porté par une forte dynamique de rassemblement, le Front de Gauche est en marche pour faire réélire Jacky Hénin et pourquoi pas, gagner un deuxième siège de député dans la grande région Nord-Ouest.

Aux côtés des syndicalistes et des militants du mouvement social, les communistes seront dans les luttes le 19 mars prochain avec l'ambition de faire au moins aussi bien que le 29 janvier dernier, mais pour la première fois, avec le Front de Gauche, les salariés qui luttent auront un débouché politique porteur d'espoir. Le rassemblement de toute la gauche de la gauche avec le Parti Communiste dans le Front de Gauche peut faire bouger les lignes en France et en Europe.

Samedi soir, c'est toute la foule présente au Zénith de Lille qui partageait ce même espoir.

D'après le blog de David Noël, PCF Hénin-Beaumont

Brigade anti- vieux 2