dimanche 8 juillet 2012




Parti de Gauche de Lille

Communiqué de soutien aux ex - salariés de l’entreprise H2D (Lille - Hellemmes)


Lille, le 06 Juillet 2012

Ce mardi 03 Juillet les salariés de l’entreprise H2D recevaient leurs 83 lettres de licenciement. Ces licenciements interviennent suite au jugement de liquidation judiciaire de l’entreprise rendu le 27 juin. Ces salariés étaient en lutte depuis le 16 mai, date de la déclaration de cessation de paiement de l’entreprise. Ils se battent désormais pour réclamer leur prime extra-légale, «minimum syndical » après cette dure lutte.
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Le Parti de Gauche de Lille tient à réaffirmer son soutien aux salariés d’H2D et à leurs familles. Il a d’ailleurs rendu visite à deux reprises à ces salariés : durant la campagne des élections législatives et le 26 juin, à la veille du jugement de liquidation judiciaire. Ces visites ont permis de prendre la mesure de la situation de l’entreprise et de ses salariés. Au vu des informations réunies par les salariés, il semble que des informations importantes quant à l’avenir de l’entreprise aient été tronquées voire cachées au Comité d’Entreprise : situation financière précise de l’entreprise, politique d’acquisition, vente du terrain sur lequel l’entreprise est bâtie pour 13M€, le tout aboutissant à la fermeture du site, ....

Le Parti de Gauche de Lille déplore la passivité des élus du Parti Socialiste, pourtant en responsabilité à la Ville de Lille, à la Région et au Gouvernement. La situation des salariés d’H2D met en évidence la nécessité de la mise en oeuvre de mesures visant à :

- Créer de nouveaux droits, une véritable citoyenneté d’entreprise : donner le droit de veto aux représentants syndicaux en ce qui concerne les décisions touchant la gestion du personnel et la stratégie de développement de l’entreprise.

- Interdire les licenciements boursiers dans les entreprises réalisant des profits et redistribuant des dividendes. Une proposition de loi allant dans ce sens avait été déposée par les sénateurs du Front de Gauche en février 2012. Elle a divisé la majorité présidentielle en devenir : les socialistes ont soutenu le texte alors que radicaux et chevènementistes se sont abstenus ou ont voté contre.

- Promouvoir un fonds public stratégique qui permettrait aux salariés de poursuivre eux-mêmes la production et le développement de leur entreprise. Dans le même temps, ce fonds permettrait la reprise des entreprises en coopérative.  

Brigade anti- vieux 2