mardi 15 mars 2011

Documentaire Canal+: DSK met en colère les grecs

La réponse est dans la question
l'Humanité du 15 mars 2011
Nicolas Sarkozy  n'a pas visionné le documentaire consacré à Dominique Strauss-Kahn sur Canal+, dimanche dernier,  et le fait savoir par le site lexpress.fr. mais  les grecs l’ont regardé. Depuis dimanche, toutes les télévisions grecques passent en boucle les propos que Dominique Strauss-Kahn, toute la presse s'en fait l'écho  et provoque un tollé en Grèce, rapporte le Figaro.
Dans le documentaire, qui suit le patron du FMI au siège de l'institution et à travers le monde, la candidature de DSK à l'élection présidentielle de 2012 semble de plus en plus évidente. On y voit le directeur général du FMI voulant jouer la compréhension face aux invectives des manifestants grecs à Athènes. Devant la caméra, «DSK» se lâche: « La réalité, c'est que ces gens-là, ils sont dans la merde. Et y sont gravement, déclarait le patron du FMI. Ils ont beaucoup bricolé, ils savent très bien qu'ils ne paient pas d'impôts, que c'est un sport national de ne pas payer d'impôts en Grèce, que ça truande un maximum. Mais d'un autre côté, si on n'était pas venu à la dernière minute quand ils nous ont demandé de venir, ils seraient tombés au fond du gouffre. », affirme le directeur du FMI.
Des déclarations qui passent mal dans l'opinion publique grecque alors que le pays, déjà humilié par son recours à l'aide du FMI et affaibli par une cure d'austérité historique, s'apprête à endurer une troisième année de récession. Depuis dimanche, presse écrite, journaux télévisés, émissions politiques, éditorialistes et politiciens se relaient pour réagir, parfois violemment au propos de «DSK». «Venant d'un socialiste, qui en plus, veut être président de la République française, c'est trop !, estime Notis Papadopoulos, directeur de la rédaction de Ta Nea. Il dénigre les sacrifices du peuple grec face à la sévérité du plan de rigueur imposé par le FMI », critique-t-il. Georges Papaconstantinou, ministre des Finances grec, vient de lui demander au nom de son gouvernement des explications.

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